Légendes - Pedro Miguel Pauleta (Partie 3)

L'histoire de Pauleta à Bordeaux se poursuit.

LéGENDES - Jeudi, 26 mars, 2020 - 17:00

Aujourd'hui, l'accent est mis sur le sens du but inimitable du Portugais.

Des qualités hors-normes

En réalité, en plus d’une précision chirurgicale devant la cage adverse, le Portugais a un (autre) énorme avantage – qui en est un, également pour son club : il n’est quasiment jamais blessé ! Cette donnée importante va lui permettre, en trois saisons ici, de faire grimper les statistiques avec, de fait, 130 matches et 91 buts T.C.C. ! Ceci lui octroie le très honorable rang de cinquième buteur de l’histoire du club, derrière Alain Giresse (179), Bernard Lacombe (136), Laurent Robuschi (117) et Édouard Kargulewicz (98)…

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Au départ, l’association avec le duo Laslandes-Dugarry, lors de sa première saison, fonctionnera bien mieux que celle avec le brésilien Christian et Christophe Sanchez, au cours de la deuxième. « Je me suis très facilement adapté au championnat de France, à Bordeaux, et j’ai cumulé beaucoup de confiance dès le début. Christophe et Lilian m’ont beaucoup aidé. Nous étions complémentaires. Ils étaient techniques, jouaient bien avec leur tête et je profitais des espaces qu’ils libéraient. » Au cours de sa troisième et ultime année, il se sentira très à l’aise aux côtés de Jean-Claude Darcheville et Pascal Feindouno (et le jeune Marouane Chamakh), bien alimentés en ballons par Camel Meriem et Sávio (Bortoloni Pimentel).

Parfaitement épaulé dans sa tâche, il possède des qualités de buteur hors-normes, on l’a dit. Mais aussi de placement et de flair. « Chaque fois que j’avais une opportunité pour frapper au but, je frappais, et j’essayais de cadrer tout le temps. Et c’était rare quand un ballon partait dehors, explique-t-il. Mais j’étais aussi toujours à la limite du hors-jeu... Je sentais le but… Après, j’ai eu la chance d’avoir de bons joueurs à côté, qui m’ont fait beaucoup de bonnes passes pour marquer. » Quant certains faisaient appel à la superstition ou à certains rites supposés efficaces, lui prenait directement ses repères sur la pelouse… ou juste à côté ! « À Chaban-Delmas, quand j’entrais sur le terrain, c’était le côté droit (côté virage sud, NDLR)… Je crois que c’est là que j’ai marqué le plus de buts ! Il y a des signes qui vous indiquent où est le but. Et il faut toujours rechercher ce genre de signes… »

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Habile, malin, roublard, fin et adroit, celui qui deviendra le meilleur buteur de la sélection portugaise (avec 47 buts en 88 matches) – devant Eusébio, donc, et avant d’être détrôné par Cristiano Ronaldo – ne va, paradoxalement pas, enrichir son palmarès sur les bords de Garonne. Il le fera plus tard sur ceux de la Seine… Ceci étant, il inscrira sur sa carte de visite le Trophée UNFP du meilleur joueur de D1/Ligue 1 en 2002 et 2003 (élu par ses pairs), ainsi que le titre de « Joueur étranger de l’année du championnat de France » en 2002 et 2003. Mais surtout, celui de vainqueur de la Coupe de la Ligue, en 2002. Son meilleur souvenir en Aquitaine. « Quand on la gagne, et les deux buts que je marque en finale (en 2002, face à Lorient, 3-0, au Stade de France, NDLR), c’était très beau. Je repense beaucoup à ça… Et avec tous ceux que j’ai marqués ensuite, j’avoue éprouver un sentiment spécial pour ce club. J’ai donc beaucoup de bons souvenirs. »

Certains d’entre-eux ont marqué les esprits plus que d’autres. Y compris pour lui. « Je me rappelle d’un but contre Guingamp, ici, qui était magnifique (à Chaban-Delmas/16e journée de D1/Le 28 novembre 2001/2-0) et très difficile à marquer. Celui contre Paris, au Parc des Princes (un but inscrit du milieu du terrain/13e journée de D1/Le 28 octobre 2001/1-2), et face à Lille aussi, qui est le club contre lequel j’ai marqué le plus de buts avec Bordeaux… Je crois qu’à chaque fois que je jouais contre eux, je marquais ! Mais tous les buts sont importants… » Inscrits du pied droit majoritairement, mais aussi de la tête, sur des penalties, des coups francs…

À demain pour la dernière partie de l'hommage rendu à Pauleta !

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