Légendes - Jaime Mancisidor (partie 4)

Le statut de Jaime Mancisidor, dernière partie

LéGENDES - Vendredi, 27 mars, 2020 - 11:00

La quatrième partie montre clairement ce que représente la légende Jaime Mancisidor

Le plus grand arrière du club.

Une œuvre empreinte de succès, de titres, de gloire et d’émotions pour un garçon qui – comme les autres Espagnols de l’effectif – aura même été approché durant son séjour chez nous par la Fédération Française de Football, qui souhaitait le faire jouer en Équipe de France ! Sans succès néanmoins puisque, poliment et respectueusement, elle a essuyé un refus motivé par des « convenances » personnelles, et au sujet desquelles il n’y a pas de débat possible... 

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Ceci rappelant par ailleurs quel talent était le sien, chose sur laquelle ne s’est pas non plus trompé le « grand » Real Madrid qui, peu après le triomphe en Coupe de France, aura tenté de l’engager à plusieurs reprises au sein de la « Maison Blanche ».

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Cette fois-ci, Manci, aussi triste de quitter une nation et un fief qui l’ont accueilli comme l’un des leurs – ainsi qu’une main tendue, qu’il n’a jamais oubliée – que de retrouver ses proches et ses racines au pays, a confié être « trop vieux », à 32 ans, pour intégrer l’institution madrilène ! Une décision élégante pour un être l’étant tout autant, et qui portera très longtemps ici le titre officieux de « plus grand » et de « meilleur arrière que le club ait connu ». Et qui sera regretté par beaucoup… « Le départ de Mancisidor ? Un vrai coup dur, une perte sensible pour les Girondins, dont la magnifique défense va être sérieusement entamée. Une nouvelle qui va faire pas mal de bruit à Bordeaux et dans toute la France ! », comme l’exposait en amont « Football Association », dans son édition 16 février 1942.

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Jaime Mancisidor fait partie de ces joueurs qui ont écrit l’histoire des Girondins de Bordeaux. Celle avec un grand « H ». Celle qui unit les hommes, au-delà du sport et des frontières (comme ce fut aussi le cas de Santiago Urtizberea), à travers les siècles et les générations et ce, bien après leur propre existence terrestre. Celle qui vit encore, aujourd’hui, à travers notre mémoire et dont les liens avec ses descendants (trois générations), installés en Guipúzcoa, sont toujours aussi forts. De sincères et passionnés fidèles, à jamais reconnaissants envers un club français (et inversement) qu’ils soutiennent, portentdans leur cœur jumel, et qu’ils encouragent toujours. Plus de quatre-vingts ans plus tard...
 

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