Saivet - "J’en garde de très bons souvenirs"

Gros Plan - Partie 1

vendredi 08 mai 2009 - 11h54
Henri Saivet

Dans ce premier volet du Gros Plan d’Henri Saivet, le petit attaquant girondin revient sur sa formation à Bordeaux, son arrivée, son évolution et ses souvenirs marquants en équipes de jeunes, ainsi qu’avec les Bleus. Sa passion pour le football l’a cependant obligé à faire des concessions. Retrouvez l’intégralité des propos d’Henri Saivet dans « Henri, le grand espoir ».

girondins.com : Bonjour Henri, tu es né à Dakar le 26 octobre 1990, comment as-tu atterri aux Girondins de Bordeaux ? Avant Bordeaux, où évoluais-tu ?
 
Henri Saivet : A l’époque, mon demi-frère jouait à Bordeaux. Je devais partir au Paris Saint-Germain, étant de la région parisienne. Je suis venu lui rendre visite pour voir comment cela se passait aux Girondins. J’ai très rapidement été séduit par le centre sportif et l’environnement du complexe. Les Girondins de Bordeaux m’ont proposé de faire un essai d’une semaine que j’ai accepté avec plaisir. Par la suite, Bordeaux a voulu me prendre dans son centre de préformation. Mais, je ne pouvais pas. J’avais déjà engagé au Paris Saint-Germain. En 13 ans, les signatures de contrats n’avaient pas de grande valeur, nous pouvions donc changer d’avis. Du coup, je suis venu à Bordeaux. Avec mon demi-frère sur place, l’intégration était beaucoup plus simple.
 
girondins.com : Tu as fait toutes tes gammes aux Girondins, quels souvenirs gardes-tu de ta formation, qui ne date pas de si longtemps ?
 
Henri Saivet : J’en garde de très bons souvenirs. En jeunes, nous avions un bon groupe qui nous permettait de gagner très souvent. Le souvenir le plus marquant est la victoire au Tournoi de Montaigu avec André Penalva comme entraîneur. C’est sans aucun doute le plus gros titre que j’ai gagné en formation au sein des Girondins de Bordeaux.
 
girondins.com : A Bordeaux, tu es le plus jeune joueur à avoir signé professionnel. C’est une preuve de confiance de la part du club mais aussi un signe fort ?
 
Henri Saivet : C’est une magnifique preuve de la part du club. Depuis que je suis arrivé à Bordeaux, il est vrai que cela parle pas mal à mon sujet. Après, il faut faire ses preuves et être régulier à tous les matches pour réussir. Les Girondins ont eu confiance en moi.
 
girondins.com : Tu as déjà connu l’Equipe de France étant jeune. La victoire lors du tournoi de Val de Marne en 2005 et du Tournoi de Montaigu en 2006 doivent être des souvenirs inoubliables ?
 
Henri Saivet : Porter le maillot bleu est une grande fierté. Avec l’ensemble du groupe, nous avons vécu des moments très forts, même si parfois ce fut difficile. Nous avons également fait le championnat d’Europe en Belgique et le championnat du Monde en Corée. Même si nous n’avons rien gagné, cela reste des souvenirs inoubliables.
 
girondins.com : Philippe Lucas dit de toi que tu es un joueur qui prend un grand plaisir sur le terrain et doté d’un opportunisme rare. Patrick Battiston, quant à lui, pense que ta vitesse et ta technique sont les atouts d’un jeu constamment porté vers l’avant. Comment pourrais-tu caractériser ton style de jeu, ton empreinte ?
 
Henri Saivet : Je suis un joueur d’instinct, je ne me pose pas de questions. Je prends énormément de plaisir à jouer au football sur un terrain. Je suis également quelqu’un d’altruiste, apparemment ce n’est pas tellement bon, mais cela fait partie de moi. Je m’amuse sur un terrain avec mes coéquipiers, le naturel l’emporte. Je pense réussir à bien m’adapter aux situations de jeu, cela vient tout seul.
 
girondins.com : Pour un jeune de 18 ans, la Coupe Gambardella reste un objectif prioritaire. La défaite l’an passé face à Rennes est-elle ton plus grand regret ?
 
Henri Saivet : C’est un regret. Nous étions au Stade de France pour la grande finale. C’était la première fois. Nous avons perdu (3-0) face à Rennes ce jour-là. Ce fût dur à accepter. Cette année, nous voulions y retourner pour nous racheter, car prendre trois buts était inacceptable. Hélas, nous avons été éliminés contre Niort. C’est dommage.
 
girondins.com : Tu as depuis longtemps cette étiquette de futur grand espoir des Girondins de Bordeaux. Cette pression est-elle difficile à supporter ?
 
Henri Saivet : Oui, il faut constamment prouver aux gens. Ce n’est pas forcément une situation facile. Cependant, cela reste excitant car il faut se surpasser et donner le meilleur de soi-même en permanence. Dans le football, il faut être régulier pour faire de grandes choses. Au final, je supporte plutôt bien cette pression.
 
girondins.com : Tout est allé très vite pour toi dans le milieu du football, n’est-ce pas parfois déstabilisant de vivre une telle progression à un si jeune âge ?
 
Henri Saivet : Oui, il y a un risque de déstabilisation. D’un côté, nous jouons au football, d’un autre nous allons à l’école. Sans le vouloir, nous pouvons prendre la grosse tête. Il y a tellement de choses qui se passent et se disent. Il faut rester tranquille et continuer à bosser. Je n’ai encore rien fait au plus haut niveau. Je n’ai seulement que deux apparitions en Ligue 1.
 
girondins.com : Pour bien vivre cette période, il faut nécessairement avoir une maturité au dessus de la moyenne à l’adolescence ?
 
Henri Saivet : C’est évident. La maturité aide beaucoup dans ce milieu. Actuellement, je suis dans un groupe de joueurs d’expérience. Les regarder faire, les observer sur un terrain ou aux vestiaires, leurs parler, sont des véritables plus.

 

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