Plasil - « La sélection, c'est le top niveau »

Le troisième volet du gros plan de Jaroslav Plasil

jeudi 29 juillet 2010 - 09h24
Plasil, le Tchèque fier de son pays

Dans ce troisième et dernier opus du Gros Plan de Jaroslav Plasil, le milieu bordelais nous fait part de sa fierté de porter le maillot tchèque. Du haut de ses 52 sélections, « Playmobil », comme le surnommait Jean-Louis Gasset, retrace son expérience internationale. Il livre aussi un constat sur l’internationalisation du football et dresse un bilan de la Coupe du Monde.

girondins.com : Sur le plan international, tu joues avec la République Tchèque depuis 2004. Cela représente quoi pour toi ?


Jaroslav Plasil : Pour moi c’est le top ! C’est ce que j’ai connu de mieux dans ma carrière. J’ai eu la chance de représenter mon pays lors des Championnats d’Europe 2004 et 2008 puis à la Coupe du Monde 2006. Porter le maillot de mon pays, c’est le rêve que j’avais quand j’étais petit. Je pense que c’est le rêve de tout joueur de football. C’est comme un Français, qui débute sa carrière pro, il a ses ambitions de club, d’évolution mais je pense que son but, c’est de jouer avec le maillot bleu. Pour tous les joueurs du monde, c’est l’objectif suprême je crois. Pour moi en tout cas, c’était celui là.


girondins.com : Quel est ton plus beau souvenir avec le maillot tchèque ?

Jaroslav Plasil : C’était lors de l’Euro 2004. J’avais 22 ans, j’ai joué un match avec toutes les stars de l’époque. J’ai tellement appris avec eux.


girondins.com : Le République Tchèque ne s’est pas qualifiée pour la dernière Coupe du Monde. Que lui a-t-elle manqué ?

Jaroslav Plasil : Nous sommes en reconstruction. Les cadres sont partis et il faut du temps pour reconduire une équipe, créer un véritable groupe avec les jeunes et les plus anciens. Maintenant il faut se concentrer sur la qualification pour l’Euro 2012. Nous savons que cela va être délicat avec l’Espagne, l’Ecosse ou la Lituanie. Après nous aurons notre chance sur le terrain, personne n’est imbattable.


girondins.com : Lors de la dernière Coupe du Monde, c’est la Slovaquie qui a saisi son ticket à vos dépends. Elle s’est hissée jusqu’au 8èmes de finale, perdant contre les Pays-Bas. Comment a réagi le peuple tchèque ?

Jaroslav Plasil : Nous avons été très longtemps ensemble, sous le même drapeau quand c’était la Tchécoslovaquie. Nous parlons la même langue.Depuis que nous ne sommes deux pays distincts, la République Tchèque brillait davantage que la Slovaquie. Cette année ils étaient meilleurs et c’est tant mieux. Si ce n’est pas nous qui gagnons et que ce sont eux, alors je suis heureux. Il en faut un de nous deux. Personnellement je le vois comme tel.


girondins.com : Cette Coupe du Monde a véritablement marqué le nivellement des équipes internationales. La seule ne tenant pas la comparaison avec les autres étant la Corée du Nord. L’internationalisation du football explique-t-elle les bonnes performances des « petites nations » du football ?

Jaroslav Plasil : Exactement. Prenons le cas de la Slovaquie. Ils jouent tous dans les championnats étrangers. Ils apprennent beaucoup avec cette internationalisation. Le fait de partir et de côtoyer des joueurs étrangers et des championnats étrangers fait progresser. Ils jouent en Italie, en Allemagne, en Angleterre et tout cela compte énormément. Il n’y a plus de « petites nations » qui vont à la Coupe du Monde ou très, très peu.


girondins.com : Qu’as-tu pensé du jeu durant cette Coupe du Monde, et des équipes qui en ont produit, à l’image de l’Espagne ou de l’Allemagne ?

Jaroslav Plasil : A part le 1er match où les Suisses les ont très bien contrés, ce qu’a fait l’Espagne est très fort. La Suisse a fait ce qu’une équipe peut faire contre l’Espagne 1 fois sur 20. Après les joueurs jouent tous dans le même club presque et cela se voit dans la transmission du ballon, dans les automatismes, dans les passes. On peut faire le même parallèle pour l’Allemagne et le Bayern Munich. Le fait d’avoir des joueurs qui jouent tous dans le même club ou presque, dans l’équipe nationale est fondamental dans sa réussite. Cette Coupe du Monde nous l’a prouvé.


La fiche de Jaroslav Plasil


 
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