Vivez au jour le jour les séances des pros
Dans ce deuxième volet du Gros Plan de Jaroslav Plasil, l’ex joueur de Monaco et d’Osasuna évoque son arrivée en France à l’âge de 17 ans, l’évolution du championnat et son expérience de l’autre côté des Pyrénées. Le Tchèque livre également ses passions et ses idoles. Retrouvez un « Jaro » sincère sur sa carrière et sa personnalité.
girondins.com : Lorsque tu es arrivé à Monaco, en 2001/2002, tu étais très jeune. Raconte-nous ton arrivée en France et tes débuts avec le club de la Principauté…
Jaroslav Plasil : Au départ, je dois avouer que c’était très difficile. Arriver dans un pays et ne pas parler du tout la langue complique énormément l’adaptation. Je suis arrivé à 17 ans et même si à cet âge nous ne sommes plus des enfants, nous ne sommes pas encore des adultes. Et s’occuper de soi, apprendre le football, la langue et se faire des amis, c’est compliqué à gérer. Mais petit à petit, la langue est venue, je l’ai apprise. A partir de là, tout suit. La communication devient de plus en plus riche. C’est la chose essentielle pour tout.
girondins.com : Au niveau du terrain, du jeu, raconte-nous des débuts ?
Jaroslav Plasil : Je m’entraînais avec la CFA et je jouais avec les -17 ans. Mais après 6 mois, j’ai subi une grave blessure à la rotule qui m’a tenu écarté des terrains pendant 13 mois. C’était très compliqué à gérer surtout à cet âge là.
girondins.com : Aujourd’hui tu as 28 ans et cela fait plus de 10 ans que tu joues en France, malgré une parenthèse en Espagne, à Osasuna. Comment ressens-tu l’évolution du championnat de France ? Trouves-tu qu’il ait beaucoup changé ?
Jaroslav Plasil : Je ne sais si le championnat à tant changé que cela. Je pense que s’il a évolué, c’est dans le domaine physique. Après cela reste mon impression. Le championnat attire aussi des grands joueurs, peut-être plus qu’auparavant. Cela démontre une certaine santé de la Ligue 1.
girondins.com : Tu as connu un autre championnat, la Liga, en allant jouer à Osasuna. Qu’est-ce qui t’a motivé à faire ce choix ?
Jaroslav Plasil : Dans un coin de ma tête, je voulais jouer en Espagne. Evoluer en Liga était un objectif depuis très longtemps. Cela s’est fait très rapidement. L’entraîneur d’Osasuna me voulait, moi j’avais besoin de changer d’air. C’était une bonne expérience. Maintenant un footballeur professionnel joue au football pour gagner des titres, pour jouer au plus haut possible. Là bas ce n’était pas le cas. Mais je ne regrette pas du tout cette aventure. J’ai appris une autre langue, une autre culture, c’est toujours enrichissant. Maintenant je joue à Bordeaux, dans une équipe ambitieuse, qui veut gagner des titres. C’est mon objectif aussi.
girondins.com : Toi qui as connu les 2 championnats. Quelle est la différence entre la Liga et la Ligue 1 ?
Jaroslav Plasil : Les équipes jouent plus au ballon. Même si à Osasuna, nous jouions le maintien, nous essayions de jouer. Après si nous gagnions sans bien jouer, nous étions contents aussi (rires). Après les équipes du haut de tableau essaient toutes de gagner en jouant, contrairement à la Ligue 1. Quand on jouait le Barça ou le Real, nous jouions notre Ligue des Champions à nous (rires). Et quand nous essayions de nous mesurer à eux, c’est là que nous nous apercevions qu’il y avait un gros décalage. C’est flagrant !
girondins.com : Quand tu étais jeune, avais-tu une idole dans le foot ? Une équipe favorite ?
Jaroslav Plasil : J’aimais beaucoup Lothar Matthäus quand j’étais enfant. Mais quand je suis arrivé à Monaco, et jusqu’à maintenant, le joueur que j’admire le plus, c’est Marcello Gallardo. C’est, de loin, le joueur qui m’a le plus impressionné, avec qui je me suis entraîné.
girondins.com : En dehors du football, quelle est ta passion numéro 1 ?
Jaroslav Plasil : C’est le golf. J’adore ça. Ce sport me permet de penser à autre chose. C’est très reposant. Quand je joue au golf je décompresse du foot. Cela me permet également de me balader dans la nature. Après les langues et les voyages sont des choses que j’apprécie particulièrement.
girondins.com : Pour conclure Jaroslav, comment te vois-tu après la fin de ta carrière ? Te sens-tu une âme d’entraîneur de haut niveau ?
Jaroslav Plasil : Pas tellement non. Je ne pense pas devenir entraîneur. Cela me paraît très compliqué. Après il ne faut jamais dire jamais. Pourquoi pas les petits, faire de la formation. Mais je ne me vois pas coacher une équipe de football de haut niveau…Après tout peut changer !