girondins.com est allé à la rencontre de Marc Planus. Le défenseur central bordelais revient sur la rencontre de Brest. Les Girondins ont fait une prestation positive et ne doivent pas baisser la tête, même si le résultat ne convient à personne. Il est également revenu sur sa discussion avec le Virage Sud après la rencontre avant de parler d’Ajaccio. Il s’agit d’un match important face à un concurrent pour le maintien. Marc pense que cela se jouera sur l’état d’esprit. Il espère que le groupe a retenu la leçon des dernières désillusions à l’extérieur.
girondins.com : Bonjour Marc. Le résultat nul face à Brest (1-1) est décevant pour le groupe car il y a eu du contenu dans cette rencontre. Il y avait mieux à faire…
Marc Planus : Oui, c’est exactement cela. Nous avons 15 occasions franches de marquer et nous ne réussissons pas à remporter ce match… Il ne faut pas baisser les bras. Le résultat est dur pour nous mais le contenu est encourageant pour l’avenir. Offensivement, nous avons été très intéressants mais défensivement, nous avons été moyens. C’est bien même s’il va falloir apporter plus d’équilibre à l’ensemble. Offensivement, nous manquons encore d’efficacité mais les intentions sont là. Je pense que ce match face à Brest est celui où nous nous sommes procuré le plus d’occasions à domicile cette saison. C’est une bonne chose. Le public nous a soutenus, c’est important.
girondins.com : L’équipe a eu beaucoup d’occasions alors que Brest n’a pas énormément d’opportunités. Au final, les Bretons marquent sur leur seul tir cadré. C’est frustrant…
Marc Planus : Oui, c’est dur mais c’est toujours comme cela quand vous êtes dans une spirale négative. Le moindre espace laissé est utilisé par l’adversaire qui en profite. A chaque fois, la sanction est immédiate. C’est dur mais nous ne devons surtout pas baisser la tête. Il faut continuer à travailler. Nous nous répétons souvent que nous sommes sur la bonne voie. Je pense que nous allons mieux dans les têtes même si, mathématiquement, nous n’avançons pas.
girondins.com : Nous t’avons vu parler avec les supporters présents dans le Virage Sud à la fin de la rencontre. Quels ont été tes propos ?
Marc Planus : Nous avons eu une discussion très franche. Ces gens sont de véritables passionnés des Girondins
de Bordeaux. Ils sont présents depuis le début de la saison et nous soutiennent. Ils sont aussi au courant de la situation actuelle du Club avec des ambitions qu’il a fallu revoir à la baisse depuis 2 ans. Ils n’attendent pas forcément que nous soyons dans les 3 premiers du championnat. Ils veulent que nous montrions un autre visage que ce qu’ils voient actuellement. La situation est inquiétante mais l’intérêt de tous, c’est que Bordeaux reste en Ligue 1. C’est ce que je leur ai dit. J’ai vécu cette situation est 2004-2005 quand nous avons failli descendre. Le groupe était peut-être plus jeune à cette époque-là mais il était mieux armé psychologiquement. Je leur ai passé un message simple : nous avons besoin de leur soutien. Je sais que c’est dur pour eux mais il faut qu’ils soutiennent comme depuis le début de la saison. C’est vraiment l’intérêt de tous. Même si nous n’avons pas de résultat, la présence de Virage Sud est un gros atout pour Bordeaux. Le reste du stade est aussi important mais ce sont eux qui donnent le tempo. Je leur ai dit que nous avions besoin d’eux malgré leur mécontentement. Ils l’ont compris. Ils m’ont dit qu’ils étaient et seraient là pour nous. C’est vraiment ce que j’attendais. Il ne faut pas croire que nous les oublions. Ils vivent des moments difficiles, comme nous mais c’est tous ensemble que l’on s’en sortira. En tout cas, tant qu’ils seront derrière nous, nous aurons plus de chance de nous en sortir rapidement. Le mécontentement, il est logique et nous l’acceptons. L’intérêt général, c’est que Bordeaux puisse compter sur ses supporters. Avec eux, c’est mieux que sans, c’est une évidence.

girondins.com : Le prochain match se déroule en Corse face à Ajaccio, la lanterne rouge. Comment qualifierais-tu cette rencontre pour les Girondins ?
Marc Planus : Elle est très importante puisque nous jouons un concurrent direct au maintien, tout simplement. La situation actuelle est compliquée et cette équipe est avec nous dans une zone difficile. Elle va vouloir se sortir de là et nous aussi. Cela va être un match très compliqué.
girondins.com : Quelles seront les clés de la rencontre ?
Marc Planus : Sûrement l’état d’esprit. Je ne suis pas convaincu que la qualité du terrain permettra de développer un très bon football. Ce sera donc certainement une affaire d’état d’esprit.
girondins.com : Le dernier match des Girondins à Ajaccio s’est déroulé en 2005-2006 et tu faisais déjà partie de l’équipe. Tu connais le contexte de ce match. Le match face à Ajaccio est-il particulier dans le championnat ?
Marc Planus : C’est un des matches les plus compliqués, ça, c’est sûr. J’ai joué ce dernier match en 2005-2006 mais aussi les années précédentes quand l’ACA était en L1. J’ai dû y jouer 3 fois pour 2 victoires et 1 défaite mais il n’y jamais eu un beau match. Il y a des matches comme cela dans une saison, ceux qui se jouent au mental. Samedi, ce sera au mental.

girondins.com : Il y a 15 jours, le match de Nice devait également se jouer au mental et cela ne s’est pas bien passé. Allez-vous vous servir de ce qui n’a pas fonctionné là-bas pour attaquer ce match dans les meilleures conditions ?
Marc Planus : Je l’espère. En tout cas, nous mettrons tous les atouts de notre côté pour faire quelque chose. Nous devons absolument rapporter quelque chose d’Ajaccio. J’espère que nous allons grandir et nous servir des expériences malheureuses du passé pour montrer un autre visage.
girondins.com : Tu ne pouvais pas jouer à Nice pour cause de suspension. Néanmoins, tu peux enchaîner les
séances d’entraînement et tu recommences à jouer en match. Comment te sens-tu aujourd’hui ?
Marc Planus : De mieux en mieux mais si je sens que je manque de rythme. J’ai besoin d’accumuler les entraînements et les matches. Je ne suis pas encore au top. Je savais que ce serait compliqué et que je mettrai du temps à retrouver le rythme. Je prends mon mal en patience. L’entraîneur me donne du temps de jeu et cela me permet de revenir plus vite. Tout ce que je souhaite, c’est être le plus compétitif possible le plus rapidement possible.
girondins.com : En tout cas, tu es sur la bonne voie et tu n’as plus de problèmes de douleurs ou de blessures ? Tout cela est derrière toi ?
Marc Planus : Non, c’est derrière moi. J’espère que les suspensions ne m’empêcheront pas trop d’avancer. En ce qui concerne les douleurs, c’est terminé et j’espère désormais pouvoir passer à autre chose.