L'avant match
Jamais deux sans trois
Ce soir, le FC Girondins de Bordeaux reçoit le Paris SG pour le match phare de la 16ème journée. Bordelais comme Parisiens veulent confirmer leurs deux victoires consécutives. Si quelques joueurs de renom manqueront ce choc (Wendel, Fernando, Coupet, Hoarau), les deux staffs peuvent compter sur la quasi-totalité de leur effectif. Après deux larges victoires face au club parisien ces 2 dernières années (3-0 et 4-0), Bordeaux espère plus que jamais respecter un vieil adage : jamais deux sans trois.
Après les victoires face à Juventus de Turin (2-0) et Nancy (0-3), les Girondins de Bordeaux sont à la recherche d'une 3ème victoire consécutive ce soir face au Paris Saint-Germain. Les Parisiens sont dans le même cas de figure après des succès face à Auxerre (1-0) et Boulogne (2-5), hier, en match en retard de la 14ème journée.
Depuis quelques jours, la météo bordelaise ressemble à celle de la pointe bretonne. Ce n'est pas le cas dans le vestiaire marine et blanc où le temps est définitivement revenu au beau fixe. Après 2 défaites consécutives en Ligue 1 face à Lille (2-0) puis Valenciennes (0-1), les Girondins ont chassé des doutes naissants.
Ils sont parvenus à prendre le meilleur sur la Juventus Turin (2-0) avec un contenu de grande qualité. Ils ont également gagné à Nancy (0-3), un voyage qui ne réussissait pas à Bordeaux ces dernières années. Sur une pelouse détrempée, les hommes de Laurent Blanc ont affiché une grande maîtrise et marqué 3 buts dans le jeu. 90 minutes qui ont prouvé à tous que les Girondins ne snobaient pas le championnat.
A Paris, il y a également du mieux. Après 2 défaites face à Nice (0-1) et à Marseille (1-0), le PSG vient d'enchaîner par deux succès contre Auxerre (1-0) et Boulogne (2-5). Les joueurs de la Capitale n'ont pas été baladés lors de leurs défaites mais ils n'ont jamais affiché une grande sérénité lors de leurs victoires. Face à Auxerre, Paris a souffert. Contre Boulogne, ils ont été menés durant 30 minutes de jeu et ont attendu la 60ème minute avant que les attaquants ne mettent le feu à la cage nordiste. Antoine Kombouaré, le coach parisien, se déclarait à la fois content et inquiet après Boulogne malgré la large victoire : « Je n'aime pas ce penalty encaissé et nous prenons le 1er but avec 4 défenseurs derrière le tireur. C'est rageant. Il faut retrouver de la confiance dans notre jeu car j'ai trouvé mon équipe fébrile. Il ne faut pas commettre des erreurs qui relancent l'adversaire. » (Source : www.lequipe.fr)
Cette déclaration suffit à démontrer que le club parisien n'est pas dans une totale sérénité mais plutôt dans la recherche d'une constance indispensable au haut niveau. Si Paris a pu décevoir par moment cette saison, il est tout de même 7ème de la L1 à 6 points du leader bordelais. Le PSG est largement dans la course pour le haut de tableau. Il faut également souligner un élément important pour la rencontre de ce soir. A l'extérieur, le PSG est performant. Les coéquipiers de Claude Makélélé ont pris 11 points en 8 matches loin de leur base soit un de plus que Bordeaux, qui s'est déplacé 7 fois. Avec 3 victoires, 2 nuls et 3 défaites, Paris a prouvé qu'il sait voyager. La plus large défaite parisienne s'est soldée par un 2-0 à Monaco. Il y a également des défaites à Toulouse et à Marseille sur un but d'écart (1-0). Il ne faut donc pas s'attendre à voir une équipe en difficulté sur la pelouse de Chaban-Delmas.
Les Girondins en ont conscience. Interrogé par girondins.com dans la semaine, Cédric Carrasso s'attend à une équipe prudente qui jouera sa chance à fond : « Je pense que la rencontre sera intéressante. Nous allons affronter une équipe parisienne certainement prudente. Néanmoins, je ne pense pas que le PSG va rester derrière durant toute la rencontre. Ce n'est pas une équipe attentiste, ce n'est pas son style. » Le portier bordelais se montre confiant avant ce match. Cédric et la défense bordelaise forment l'arrière garde la plus efficace de Ligue 1 avec 10 buts encaissés. Une donnée très importante pour le 3ème gardien de l'équipe de France : « le fait d'être meilleure défense du championnat est une donnée significative. Tant que ce sera le cas, cela voudra dire que l'équipe est en haut de tableau. Avec la meilleure défense, nous savons que nous avons une base solide. Derrière, nous avons des joueurs pour faire la différence devant la cage adverse. Il faut garder ce rythme. C'est important pour l'équipe. L'objectif est de réaliser 5 bonnes prestations en championnat. »
Côté effectif, les Girondins sont privés de Wendel et Fernando, suspendus pour cette rencontre. Deux absences qui peuvent influencer la réflexion du duo de coaches bordelais. Ils peuvent choisir de préserver le système en 4-2-3-1 mais il faudra trouver un joueur capable d'évoluer dans le registre de Fernando. Si Bordeaux repasse en 4-4-2 « losange », les choix seront différents. Wendel, indéboulonnable dans les 2 systèmes, devra de toute façon être remplacé. La bonne nouvelle, c'est que Yoann Gourcuff, Jussiê et Franck Jurietti ont repris l'entraînement collectif. Rien ne dit qu'une semaine de séances suffira mais cela élargi les possibilités du staff.
A Paris, Antoine Kombouaré récupère ses deux malades de la semaine, Mamadou Sakho et Marcos Ceara. Ils n'ont pas évolué face à Boulogne mais postulent pour le match de ce soir. Sessegnon revient de suspension et aura certainement des fourmis dans les jambes. Guillaume Hoarau est toujours forfait, de même que Grégory Coupet, très gravement touché face à Auxerre.
Bordeaux et Paris ont donc plusieurs points communs avant le match de ce soir. Les deux clubs veulent enchaîner une 3ème victoire de rang et bien démarrer un mois de décembre marathon pour les clubs de l'Hexagone. Les hommes de Laurent Blanc ont la possibilité d'assurer une place de leader avant le voyage à Lyon alors que le PSG peut sensiblement se rapprocher du haut de tableau. Bordeaux doit confirmer ses deux dernières victoires et son nouveau statut de ténor européen. Après deux larges victoires ces 2 dernières saisons (3-0 et 4-0), c'est le moment ou jamais de faire respecter un vieil adage : jamais deux sans trois.
Allez Bordeaux