Le match
Ils y ont cru jusqu'au bout !
Ce soir, il fallait confirmer pour les Bordelais afin de se rapprocher de l'objectif : la qualification pour les huitièmes de finale de la Champions League. C'est chose faite, grâce à la victoire (1-0) obtenue en toute fin de match sur une tête de Michaël Ciani. Opération réussie pour les Girondins, qui sont en tête du groupe avec 4 points, à égalité avec le Bayern Munich.
Tout en ayant appris du bon match nul ramené de Turin il y a deux semaines, Laurent Blanc a affiché ses ambitions pour le premier match à domicile de la campagne 2009-2010 des Girondins en UEFA Champions League. L'entraîneur bordelais a laissé son 4-5-1 de côté au profit du 4-4-2 en losange utilisé en championnat, avec le duo Chamakh-Cavenaghi en pointe de l'attaque. Avec Alou Diarra seul en milieu récupérateur, l'objectif des Bordelais était clair, faire du jeu et tenter de déstabiliser le 4-4-2 classique mis en place par Elisha Levi du côté du Maccabi.
Les Bordelais attaquent la première mi-temps sur les bons rails. La circulation du ballon est fluide. Le jeu, très porté sur le côté gauche, avec Trémoulinas et Wendel, est à l'avantage des Girondins qui semblent bien maîtriser leur sujet. L'illusion est de courte durée. Le Maccabi, qui n'est pas venu faire de la figuration, démontre toute son audace. A la 15e minute, Meshumar tente sa chance du gauche, mais Carrasso repousse des poings. La volée de Kayal, dans la foulée, passe au dessus. Les Girondins se montrent dangereux par l'intermédiaire de Wendel, Plasil, Gourcuff et Chamakh. Leurs tentatives sont vaines.
C'est l'égalité parfaite au niveau des frappes : 8 de chaque côté, et des fautes (7). Malgré une possession de balle largement en leur faveur (57%), les Girondins ont du mal à bouger le bloc israélien, bien en place. Ce n'était sûrement pas le scénario escompté par Laurent Blanc. Techniquement, les deux formations se tiennent, mais les Bordelais ne semblent pas à 100% physiquement. Les joueurs du Maccabi coupent bien les lignes. Ils procèdent par des contres, qui, heureusement, ne vont pas au bout.
A la reprise, Yoann Gourcuff, touché, laisse sa place à Fernando, qui vient épauler Alou Diarra à la récupération. Le 4-4-2 de départ reste inchangé. Cavenaghi et Chamakh continuent d'animer l'attaque girondine. Le match, en tout cas, est plaisant. Il y a du rythme et de qualité dans les transmissions de balle des deux formations. Les 22 acteurs présents sur la pelouse nous offrent du beau jeu, digne d'un match d'UEFA Champions League.
A l'heure de jeu, Arbeitman remplace Dvalishvili pour le Maccabi. Deux minutes plus tard, c'est Cavenaghi qui cède sa place à Bellion. Les deux entraîneurs apportent du sang neuf pour tenter de faire la différence. Suite à cette série de changement, les Bordelais vont acculer les joueurs du Maccabi dans leur surface pour une série d'actions chaudes. Les joueurs de Laurent Blanc se montrent plus entreprenants. Rafaelov entre en jeu à la place de Ghadir pour le Maccabi (67e). Laurent Blanc effectue son dernier changement, avec la rentrée de Sertic à la place de Plasil (72e).
Les Girondins pressent, mais n'arrivent pas à ouvrir le score. Les 15 dernières minutes sont bordelaises. Bellion manque sa chance devant le gardien (74e), et Wendel manque sa reprise du gauche (76e). La pression de fait de plus en plus pesante sur les cages de Davidovitch, le portier israélien. La fin de match est crispante. Les Israéliens manquent de peu l'ouverture du score par Rafaelov, dont la frappe enroulée est sortie par Carrasso, impérial. A la 83e minute, sur un corner de Sertic, Ciani place sa tête et libère Bordeaux ! Chaban-Delmas explose !
Les Israéliens finiront le match à dix. Kayal est expulsé pour un gros tacle sur Trémoulinas les pieds décollés du sol. Mr Braamhaar n'hésite pas et sort le carton rouge. C'est une fin de match catastrophique pour le Maccabi. Le dernier changement est opéré par Elisha Levi. Boccoli entre à la place de Golosa pour les 5 dernières minutes.
Victoire des Girondins ! Cela aura été difficile, mais ils s'imposent finalement sur le plus petit des scores face au Maccabi. Le scénario est mérité, tant les Bordelais ont maîtrisé leur sujet. Sans se montrer toujours efficaces, ils ont su rester calmes et ont fait la différence sur coup de pied arrêté. Les Marine et Blanc peuvent être fiers d'eux, ils prennent la tête du Groupe A avec le Bayern Munich, qui a été tenu en échec sur sa pelouse par la Juventus (0-0).
Bravo Bordeaux !