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1e journée Ligue des Champions - Mardi 15 Septembre 2009 à 20h45 - Terminé
Juventus Stadio Olimpico - Affluence : 21000 - Arbitre : M. Ovrebo Bordeaux
Juventus 1 - 1 Bordeaux
Buteur : Iaquinta V. 63'
90:00
Buteur : Plasil J. 74'
L'avant match
C'est le grand soir


Ce soir, le FC Girondins de Bordeaux débute sa campagne européenne sur la pelouse turinoise devant la prestigieuse Juventus Turin. Privée de plusieurs joueurs, « la Vieille Dame » n'en reste pas moins un cador. Il faudra un Bordeaux solide et solidaire pour espérer ramener un résultat positif du Stadio Olimpico.


C'est le grand soir ! Les Girondins sont actuellement à Turin et défieront la Juventus ce soir dans la première rencontre d'UEFA Champions League au Stadio Olimpico (20h45 – Groupe A). Un challenge de taille pour les hommes de Laurent Blanc qui espèrent cette saison franchir la phase de poule et se qualifier pour les 8ème de finale. Ce serait une grande première dans l'histoire du club au Scapulaire depuis la mise en place de l'UEFA Champions League.

Champion en titre et auteur d'un très bon début de saison (4 victoires et 1 nul), Bordeaux s'avance dans le Piémont avec des certitudes. Celles de posséder une équipe plus expérimentée mais aussi plus solide. Laurent Blanc et Jean-Louis Gasset entament leur troisième saison sur les bords de la Garonne et ont façonné un groupe capable de jouer les premiers rôles en France tout en étant plus qu'un sparring-partner en Europe. Avec 12 buts inscrits et 3 encaissés, une qualité de jeu au rendez-vous et des joueurs capables de faire la décision au plus haut niveau, Bordeaux n'a peut-être jamais été aussi bien armé à l'heure de rencontrer les grands d'Europe.


Cependant, l'ombre de la campagne de la saison passée plane au-dessus des têtes girondines. Le match à Chelsea, notamment, reste dans les esprits. Ce soir-là, Bordeaux avait encaissé quatre buts sans en rendre un seul à Stamford Bridge. En soit, perdre à Chelsea n'est pas une honte mais perdre sans jouer est frustrant. La frustration était encore montée d'un ton devant l'AS Rome (1-3) et les Girondins ne veulent pas revivre cela, comme nous le confiait Alou Diarra hier après-midi : « tout va dépendre de notre entame dans cette compétition. Nous savons qu'à ce niveau, il est déterminant de bien débuter. Il ne faut pas se trouver distancé par les deux grands noms du football européen du groupe à savoir la Juventus et le Bayern Munich. Ces deux clubs possèdent de gros effectifs et beaucoup d'expérience en Ligue des Champions. A nous d'être solides. »


Même en perdant ses deux premiers matches, Bordeaux pouvait encore se qualifier lors de la dernière sortie à Rome, ce qui prouve bien qu'avec un meilleur départ, la qualification est jouable. Très compliquée, bien sûr, mais jouable tout de même. Ainsi, Laurent Blanc espère que ses joueurs feront mentir les « bookmakers » de tous bords ce soir : « nous n'avons rien à perdre. Dans cette salle, pas un de vous ne croit en la victoire des Girondins. Nous allons essayer de faire mentir les pronostics et de prouver que nous pouvons réaliser un résultat face à la Juventus ».


A l'heure où tous les amoureux du football ne jurent que par les clubs anglais, la Juventus Turin ne semble plus être aussi imprenable. C'est faux. Si les avis divergent, les chiffres sont là. Les Girondins n'ont jamais gagné un match de Coupe d'Europe en Italie (2 nuls et 5 défaites) et la Juventus ne s'est jamais inclinée à domicile devant un club français, remportant même la quasi-totalité des confrontations (8 victoires, 1 nul). Prendre trois points à Turin ne serait pas une bonne performance, ce serait un véritable exploit. Même un match nul serait une superbe opération. D'ailleurs, la saison dernière, tout le monde pensait qu'une victoire à Rome était largement prenable. A la sortie, Bordeaux s'est incliné 2-0 sans se créer d'occasions.

Certes, le club turinois n'est plus l'épouvantail de la période Platini, ni même le géant d'Europe de Zidane et Deschamps. Mais la « Vecchia Signora » (la Vielle Dame, surnom de l'équipe turinoise, NDLR) ne demande qu'à le redevenir. Lors de la dernière rencontre face à la Bulgarie, l'équipe d'Italie championne du Monde en titre comptait sept joueurs de la Juve, ce n'est pas un mince détail. De plus, le recrutement du club du Piémont est prometteur avec Diego, Fabio Cannavaro, Martin Caceres ou Felipe Melo. Ajoutez à cela Buffon, Camoranesi, Poulsen, Tiago, Trezeguet, Amauri, Iaquinta sans oublier le petit Giovinco, nouvelle petite perle italienne de la Juve et vous comprendrez vite que Bordeaux n'est pas vraiment favori ce soir.

Sebastian Giovinco, talentueux milieu offensif de 22 ans, aura la lourde responsabilité de remplacer Diego ce soir. Blessé le week-end dernier, le stratège « auriverde » ne pourra pas jouer tout comme Del Piero, Chiellini (suspendu), Grygera, Salihamidzic et Sissoko. Ces absences ne garantissent rien aux Girondins mais c'est toujours cela de pris. Ciro Ferrara, ancien coéquipier de Laurent Blanc à Naples, devrait conduire un 4-4-2 avec Giovinco derrière un duo Amauri – Iaquinta. En face, le staff bordelais devrait se tenir à sa mise en place « Ligue des Champions », un 4-2-3-1 avec Fernando pour épauler Diarra à la récupération. Certaines incertitudes planent sur l'équipe de départ. En défense centrale, Laurent Blanc peut « muscler » sa charnière avec Carlos Henrique mais faut-il enlever un duo axial Ciani – Planus qui n'a pas encaissé de but depuis trois matches ? Sur le côté droit, Plasil est en balance avec Gouffran et Jussiê. L'an passé, le fantasque brésilien avait été très performant dans ce rôle face à Rome à domicile avant de se blesser.

Humble et respectueux de la formation de son ancien coéquipier, Ciro Ferrara et la Juventus prennent Bordeaux au sérieux : « Les résultats des Girondins parlent d'eux-mêmes. Ils sont sur une formidable dynamique. Bordeaux n'est pas seulement le champion de France en titre, c'est aussi l'équipe en forme du moment en France et leader de son championnat. Le premier match de Ligue des Champions est toujours très difficile à aborder. Nous devons être très attentifs. »


L'inverse est évidemment vrai. Avec trois succès en trois rencontres de Serie A, dont deux à l'extérieur face aux équipes romaines (1-3 contre l'AS Rome, 0-2 face à la Lazio, NDLR), les coéquipiers de Trezeguet sont prêts à en découdre et à retrouver l'élite du football européen. Un bon début étant toujours préférable, les « Bianconeri » veulent marquer leurs ambitions d'entrée de jeu. Bordeaux est donc prévenu. Faire un résultat à Turin passe par une solidité défensive de tous les instants, une intelligence tactique accrue et un peu de chance, nécessaire dans chaque grande performance. En un mot, être à 100%. Si c'est le cas, au moins, il n'y aura rien à regretter.