Le match
Les Girondins de Bordeaux sont allés glaner le point du match nul en terre doubiste au terme d'une rencontre contrastée (0-0). Visiblement mal à l'aise en première période, les hommes au scapulaire sont apparus plus conquérants après le repos. Au fil de la seconde période, ils sont montés en puissance jusqu'à pousser les Sochaliens dans leurs derniers retranchements en fin de rencontre. En face, Richert et ses coéquipiers ont fait preuve de solidarité et de courage pour préserver leur but inviolé. Au final, le partage des points semble logique même si les Bordelais seront certainement déçus de ne pas être parvenu à faire basculer la rencontre. Les hommes de Laurent Blanc ont désormais une semaine pour récupérer et se préparer à la réception de Valenciennes qui a tenu en échec Lyon sur sa pelouse, aujourd'hui.
Comme la saison dernière, les Girondins se déplacent au stade Bonal peu avant la trêve hivernale. Trois jours après leur très bon match face à Chelsea, les pensionnaires du Haillan retrouvent ainsi la ligue 1 avec un déplacement en terre sochalienne. Pour cette rencontre à l'extérieur, Laurent Blanc à du composer avec le forfait de dernière minute de son meneur de jeu Yoann Gourcuff. Pour le remplacer, l'entraineur bordelais a opté pour la vitesse et la force de percussion d'Obertan. Le jeune ailier vient compléter un milieu de terrain à quatre composé de Wendel, Diarra et Fernando. En défense, la présence de Trémoulinas qui remplace Jurietti sur le flanc gauche est la seule surprise. Cavenaghi et Bellion prennent place à la pointe de l'attaque girondine. Pour Sochaux, Gillot a concocté une équipe à l'entrejeu renforcé avec cinq éléments. Erding, seul devant sera néanmoins soutenu par une ligne de trois milieux offensifs : Dalmat, Martin et Isabey. L'équipe des Jaunes et Bleus semble bâtie pour bien défendre et essayer de rapidement se projeter vers l'avant sur les occasions de contre.
Le début de rencontre est sochalien. Dalmat puis Perquis mettent à mal la défense bordelaise sur des frappes lointaines (5'). Les Marine et Blanc tentent de remettre le pied sur la ballon mais les lionceaux en profitent des contres. Valverde réalise deux interventions décisives sur Erding. La première en sortant dans les pieds de l'attaquant en dehors des limites de sa surface et la seconde en s'interposant sur une frappe à bout portant de l'international turc sur laquelle le portier bordelais se couche avec beaucoup d'autorité. Wendel tente sa chance de loin sans réussite (9') mais les locaux se montrent les plus dangereux et maintiennent la défense au scapulaire sous pression en jouant dans le dos des arrières girondins. En difficulté dans le jeu, les Bordelais tentent de procéder par de longs ballons vers l'avant. Bien servi par Bellion, Cavenaghi se créé une belle occasion mais l'arbitre assistant signale un hors-jeu (15').
Progressivement, les Marine et Blanc remettent le pied sur le cuir. Ils ne parviennent pas, cependant, à mettre leur adversaires en difficulté. Seul à la pointe de l'équipe sochalienne, Erding ne ménage pas ses efforts pour donner des solutions dans la profondeur à ses coéquipier mais sans grande réussite. Un faux rythme s'installe dans la rencontre. Les Girondins tiennent le ballon et ne semblent pas inquiétés par les Doubistes mais un manque de précision dans les trente derniers mètres les empêche de se montrer dangereux. Un éclair de Cavenaghi permet néanmoins d'entrevoir une esquisse de solution. L'Argentin pique le ballon à l'entrée de la surface et délivre un caviar à ses partenaires, Bellion et Fernando, dans la zone de vérité mais les deux compères se gênent et permettent au dernier défenseur d'intervenir (37'). En face, les Lionceaux procèdent en contre. Ils arrivent à se projeter rapidement vers l'avant mais ne parviennent pas à assurer la dernière passe. Valverde voit ainsi passer plusieurs centre ou tirs à côté de son but. Ces incursions semblent leur donner un peu plus de confiance et ils terminent la première période en pressant les Girondins de plus en plus haut.
Au retour des vestiaires, Francis Gillot décide de procéder à son premier changement. Privat, pressenti dans la semaine pour débuter le match, remplace donc Martin (46'). Les Bordelais sont néanmoins les premiers en actions. Diarra, de la tête, puis Fernando, sur un centre contré, mettent en danger la défense doubiste (47'). Plus agressifs sur le porteur du ballon et plus précis dans les transmissions, les Bordelais sont plus entreprenants à l'image d'Obertan. Le 26 au scapulaire réalise un bon déboulé sur le côté droit et élimine Jokic avant de servir Fernando. En bonne position malgré l'angle fermé, le Brésilien tente sa chance mais sa frappe passe au dessus du but de Richert (56').
Les Sochaliens réplique dans la foulée par Isabey mais la frappe du doubiste est bien contré par Diawara(58'). Sentant que leurs attaques rapides mettent en difficulté les Bordelais, les Jaunes et Bleus insistent et se procurent de bonne situation sans parvenir a inquieter Valverde. Pour redynamiser son attaque, Laurent Blanc remplace Obertan par Chamakh (66'). Bellion prend place dans le couloir droit et Chamakh se joint à Cavenaghi en attaque. En guise de réponse, Gillot décide de faire entrer Tulasne à la place d'Isabey (68').
Les Girondins font le forcing pour ouvrir le score. Chamakh tente de reprendre une ouverture dans la surface au milieu de trois Sochaliens mais ses cerbères le reprennent autoritairement (72'). Le match se débride un peu. Valverde contient la réaction doubiste en remportant un duel face à Privat (75'). Les Lionceaux montrent qu'ils peuvent encore mordre. Dalmat le confirme sur un coup franc provoqué par une faute de Diarra, averti sur l'action (81'). Wendel lui repond, toujours sur coup franc, mais sa frappe est détournée par Richert (82').
Les coachs abattent leurs derniers atouts, Gouffran remplace Bellion (82') et Erding est suppléé par Boudebouz (84'). Ce dernier réussit la performance de prendre un avertissement sur son premier ballon disputé. La fin de rencontre est encore complètement bordelaise. Sur une action construite des Marines et Blancs, le ballon navigue dans la surface. Fernando en hérite à l'entrée de la zone de vérité et frappe en force. Richert se détend et détourne le ballon sur sa barre (88'). Dalmat obtient à son tour un avertissement pour une faute grossière sur Fernando (89').
Malgré leur pressing de fin de rencontre, les Bordelais ne parviennent pas à trouver la faille dans la muraille sochalienne. Les deux équipes se séparent donc sur un score nul et vierge. Un peu timides un première mi-temps, les Girondins sont monté en puissance en seconde période mais ils se sont heurté à une défense féroce et à un Richert des grands soirs. Pas aidés par une pelouse en piteux état après avoir croisé les crampons du quinze de France, il y a deux semaines, les Marine et Blancs ont malgré tout empoché un point qui s'avérera, sans nul doute, précieux au moment du décompte final.