Le match
L'exploit n'a pas eu lieu [2-0]
Les Girondins se sont inclinés et joueront la Coupe UEFA
Les hommes de Laurent Blanc ont tenus pendant une heure face aux coéquipiers de Philippe Mexès qui se sont imposés sur le score de 2 buts à 0 grâce à des buts de Brighi et de Totti. Les Girondins n'ont pas été en mesure d'inquiéter les romains qui terminent en tête de la poule A malgré la victoire de Chelsea face à Cluj (2-1). Les Bordelais joueront la Coupe de l'UEFA au printemps prochain.
Les Girondins de Bordeaux se déplaçaient au Stadio Olimpico de Rome pour affronter l'AS Roma pour un match décisif, le dernier du groupe A. Les hommes au scapulaire se doivent de l'emporter pour s'assurer une place en 8èmes de finale de l'UEFA Champions League. Pour ce choc, Laurent Blanc a décidé de faire confiance à son système de jeu privilégié en UEFA Champions League, avec une seule pointe et un milieu renforcé. De plus, Ramé fait son retour dans la cage girondine pour ce match primordial. Dans les cages, il y aura Ramé, de droite à gauche, Chalmé, Planus, Diawara et Jurietti seront en défense. Bordeaux jouera avec un milieu en triangle. Dans l'axe, Diarra sera la sentinelle de milieu de terrain en compagnie de Fernando. Gourcuff aura les clés en tant que meneur de jeu, prêt à épauler Marouane Chamakh, seul en pointe. Wendel à gauche et Gouffran à droite devront animés les ailes de l'attaque bordelaise. Côté romains, c'est un système très ressemblant aux Girondins, que Luciano Spalletti a décidé de mettre en place. Doni dans les buts, avec devant lui Panucci, Mexes, Juan et Riise en défense. De Rossi, Brighi et Perrotta seront dans l'axe du milieu de terrain. Menez et Baptista se positionneront sur les côtés. L'emblématique Totti sera sur le front de l'attaque.
50000 spectateurs étaient dans le stade Olympique de Rome pour cette rencontre. C'est Rome qui donne le coup d'envoi de la rencontre. La pelouse est en parfaite état dans une température ambiante douce. Des conditions agréables pour jouer au football.
Fernando tente sa chance de 30 mètres dès la première minute de jeu. Les Girondins se montrent dangereux d'entrée de partie. Sur une perte de balle du même Fernando dans l'entrejeu, Totti récupère le cuir et accélère plein axe. Il décale Julio Baptista sur le côté qui frappe instantanément. Ramé bien sur ses appuis se couche parfaitement pour stopper la première frappe romaine (3'). Dans la foulée, Gourcuff adresse un centre dans la surface de réparation adverse, mais Gouffran ne peut que détourner le ballon.
Les Marine et Blanc essayent de prendre la rencontre en mains face à des Romains qui les attendent en début de match pour procéder en contre.
Premier coup-franc très bien placé à 20 mètres de la cage de Ramé. Baptista se charge de le tirer. C'est juste au dessus des buts bordelais (7').
Attention, les Romains ont des tireurs très adroits à l'image de Julio Baptista et surtout Francesco Totti qui excelle dans cet exercice. Les Italiens prennent petit à petit le dessus des débats. Les Bordelais accumulent les fautes dans leur camp. Les centres se multiplient devant les buts de Ramé. Les joueurs de Spalletti ont le monopole du ballon après le premier quart d'heure de jeu. Les Aquitains peinent à se trouver et à enchaîner.
Suite à une touche, le ballon est cafouillé dans la surface bordelaise. Aux 20 mètres, Julio Baptista encore lui tente sa chance. La frappe rase la transversale du portier bordelais qui semblait sur la trajectoire (18').
Franscesco Totti montre toute sa classe avec des gestes techniques dévastateurs. La défense girondine doit le surveiller comme le lait sur le feu. Chalmé écope d'un carton jaune pour une accumulation de fautes sur Menez. Pris de vitesse, il stoppe irrégulièrement l'ancien joueur de Monaco, l'arbitre décide de sévir (25').
Les Girondins n'arrivent pas à imposer leur jeu de passes. La disposition tactique des Romains posent des problèmes dans la circulation de balle des Marine et Blanc. La preuve une frappe de Fernando dans les nuages de 30 mètres qui montre l'impuissance de Bordeaux (30'). Wendel fait de même de 35 mètres (33'). Une période difficile pour les Bordelais.
Menez livre une prestation de haute facture dans cette première mi-temps laissant très souvent Chalmé sur place. Le Français est survolté et fait tourner la tête à l'arrière garde bordelaise.
Brighi écope d'un carton jaune pour un tacle très appuyé sur Chalmé (36') qui connaît des difficultés pour se relever. Gourcuff tente une demi volée compliquée au abord de la surface suite à un coup-franc de Wendel mal repoussé par Doni (38'). Le ballon passe à côté. Bordeaux donne l'impression d'être un peu mieux à l'approche de la mi-temps.
C'est sur le score de (0-0) que les Bordelais et les Romains se séparent au terme d'un premier acte assez fermé. Les Italiens se sont montrés les plus entreprenants posant des soucis. Bordeaux ne s'est jamais véritablement montré capable de mettre en danger la défense de la Louve. Pour se qualifier, Bordeaux devra à tout prix marqué et devancé les hommes de Spalletti au score. L'exploit est encore possible.
Bordeaux donne le coup d'envoi de la deuxième période. 45 minutes d'une importance capitale pour le club au scapulaire. Identique à la première période, le deuxième acte commence sur un faux rythme. Les Bordelais sont dans le camp italien. Ils se montrent plus entreprenants, plus pressants.
Superbe occasion bordelaise. Sur un débordement plein d'envie de Jurietti, la Louve n'arrive pas à se dégager. Chamakh frappe de 25 mètres en reculant comme il peut (50'). Le ballon passe de rien à côté. C'est un visage bien différent qu'offrent les Girondins en ce moment. Les situations dangereuses sont de plus en plus nombreuses dans les deux camps. Ce match est très indécis, la décision est possible.
Laurent Blanc décide de faire rentrer Fernando Cavenaghi à la place de Yoan Gouffran (58'). Un choix offensif qui prouve les ambitions des Marines qui veulent gagner.
Perrotta déborde sur le côté droit étrangement désert et adresse un centre en retrait pour Brighi seul au point de penalty. L'Italien a le temps de contrôler et se mettre sur son pied droit pour ajuster Ramé. Brighi ouvre le score au Stade Olympique de Rome (61').
Les Bordelais doivent marquer par deux fois maintenant. La mission devient quasi impossible.
L'entraîneur de Bordeaux tente le tout pour le tout. Bellion et Jussiê rentrent à la place de Wendel et Chamakh (69'). Jussiê lance sur le côté Jurietti qui rentre dans la surface. Hélas son centre s'envole et part en touche (71'). Quel dommage !
Les Bordelais manquent d'attention. Sur des touches jouaient rapidement, les Aquitains sont en permanence en danger dans leur camp. Bordeaux accuse le coup. La fatigue, la déception est visible. Il reste 15 minutes pour croire à l'improbable. Gourcuff arme une frappe puissante qui va tout droit dans les bras de Doni (76').
Menez élimine Planus et accélère en perforant la défense. Il adresse un caviar à Totti qui ne rate pas le coche. Rome crucifie Bordeaux (2-0) (79'). Les espoirs pour une éventuelle qualification s'évanouissent pour les Girondins.
Bellion rate l'occasion de réduire le score. Seul, il frappe largement au dessus des buts de Doni (82'). Les Girondins de Bordeaux semblent impuissants. Le réalisme italien a parlé une nouvelle fois. En cette fin de match, la Louve contrôle le match sans problème. Bordeaux n'arrive pas à se montrer dangereux sur ses offensives.
L'arbitre siffle la fin de la rencontre synonyme de Coupe de l'UEFA pour les Marine et Blanc. Jamais Bordeaux a été en condition d'inquiéter sérieusement une équipe de Rome bien en place et très réaliste. Bordeaux termine 3ème de son groupe avec 7 points.
Nous connaîtrons le prochain adversaire des Girondins en coupe de l'UEFA lors du tirage le 19 décembre 2008 à 13 heures.