Le match
A un brin de réussite près
Les Girondins de Bordeaux ont fait match nul (0-0), ce soir face à Nice. Réduits à Dix dès la première période, les Aiglons se sont battus pour préserver leur cage inviolée. En face, les Girondins ont tout donné pour faire la différence. Il ne leur aura manqué qu'un brin de réussite tant les occasion auront été nombreuses. Un résultat nul laissera sûrement des regrets aux Marine et Blanc, qui manquent une belle occasion de revenir à deux points de Lyon, tenu en échec par Caen (2-2). Ce point assure quasiment la qualification des joueurs au scapulaire pour la prochaine Ligue des Champions.
Les Bordelais évoluent dans une formation classique en 4-4-2. L'équipe enregistre le retour de Marc Planus en défense centrale aux côtés de Diawara. Chalmé et Jurietti occupent les flancs de l'arrière garde au scapulaire. Au milieu, Fernando prend place sur le côté droit. Diarra, Wendel et Micoud complètent l'entrejeu. Devant, Laurent Blanc a fait confiance à la paire Bellion – Cavenaghi. En face ; l'équipe alignée par Antonetti est assez classique. Le seul ajustement de taille est la titularisation de Modeste et Bamogo en pointe pour palier aux absences sur blessures de Laslandes et Koné.
Le coup d'envoi est donné par les Bordelais sous les chants des Ultras du Virage Sud. Les deux équipes se mettent en action en tentant de combiner en passes courtes. Les Marine et Blanc sont les premiers à se montrer dangereux par Micoud mais sans parvenir à frapper au but. Les Niçois répondent de suit par l'intermédiaire d'Ederson. Le Brésilien, seul à 20 mètres, décoche une bonne frappe à ras de terre qui oblige Ramé à une parade de classe (4').
Les Girondins tentent de se projeter rapidement vers l'avant pour mettre en difficulté le solide bloc azuréen. Bellion écope du premier avertissement pour une intervention plus maladroite que méchante sur Balmont (8'). Les Niçois attendent les joueurs au scapulaire dans leur moitié de terrain. Les Bordelais tiennent le cuir et se procurent une nouvelle occasion. Lancé sur le flanc gauche, Bellion temporise et centre en direction de Fernando. Le Brésilien reprend le ballon acrobatiquement mais Lloris le capte parfaitement (12'). Bamogo tente de répliquer mais sa frappe passe largement au dessus (13').
Après une entame très rythmée, les Bordelais décident d'adopter une tactique plus patiente. Cela n'empeche pas Cavenaghi de se procurer une belle occasion sur une frappe de 18 mètres qui frôle le montant de Loris (19'). Maitres du ballon, les Girondins réalisent quelques mouvements d'une qualité rare grâce notamment aux qualités de passe de joueurs comme Wendel, Fernando ou Cavenaghi. Derrière, les Marine et Blanc font preuve d'une remarquable sérénité. Diarra, Diawara et Planus se relaient pour réaliser des interventions très sûres dans les pieds niçois. Cavenaghi frappe à nouveau au but de l'entrée de la surface mais son tir passe encore de peu à côté (27').
Jeunechamp est exclu pour un tacle par derrière assez impressionnant sur Wendel (31'). L'arbitre n'avait d'autre choix que le carton rouge. Wendel sort du terrain sur civière mais il peut reprendre sa place après être passé entre les mains experte du staff médical girondin. Antonetti fait sortir Modeste pour Diakité afin de renfoncer son secteur défensif (32'). Cette expulsion est d'autant plus préjudiciable que les Azuréens s'étaient procurés de bonnes situations en contres et parvenaient à inquiéter les Girondins.
Les Bordelais profitent de leur supériorité numérique pour pousser les Niçois dans leurs derniers retranchements. Fernando décoche une frappe surpuissante de 25 mètres mais Lloris s'envole très haut pour déloger la balle de sa lucarne (34'). Marc Planus est averti pour une faute peu évidente sur Bamogo (40'). Les Niçois tentent de temporiser un maximum avant le repos pour rentrer avec un score vierge. Après deux minutes de temps additionnel et malgré une grosse volonté bordelaise d'aller de l'avant. Les deux acteurs retournent au vestiaire dos à dos.
Après le repos, la rencontre repart sur un rythme assez calme. Les Niçois semblent avoir décidé de tenter quelques coups même en infériorité. Une chance pour les Girondins qui bénéficient d'espaces dans la moitié de terrain adverse. Bellion tente sa chance mais sa tête passe à quelques centimètres du montant (49'). Echaudé par la pression bordelaise, les Azuréens se recroquevillent en défense. Antonetti fait même sortir son meneur de jeu, Ederson. Il est remplacé par le milieu de terrain Asamoah (53').
Le match ressemble de plus en plus à un « attaque - défense ». Les Bordelais poussent sans se créer d'occasions franches. Wendel tente une frappe à ras de terre de loin que Lloris capte sans problème (55'). Wendel, à nouveau, puis Bellion frappe tour à tour au but sans réussite. Le public pousse les hommes au scapulaire et entonne un « Aux armes » assourdissant. Wendel, à la sortie d'un gros mouvement collectif est tout près d'ouvrir le score mais son tir échappe au cadre (60').
Cavenaghi puis Micoud s'essayent à leur tour pour tenter de tromper Lloris mais leurs frappes ne trouvent toujours pas le cadre niçois. En face, les niçois tentent d'exploiter les rares ballons qu'ils réussissent à envoyer devant. Rool tente, tout de même, sa chance sur coup franc mais Ramé s'interpose proprement. Laurent Blanc en profite pour lancer Alonso à la place de Diarra (70'). Le lutin argentin peut apporter de la vitesse et de la percussion au jeu bordelais. Les Marine et Blanc tentent de mettre du mouvement dans leurs offensives pour déstabiliser le bloc des Rouge et Noir. Cavenaghi au terme d'une action très confuse, semble avoir inscrit un but mais l'arbitre ne le valide pas et lui inflige même un avertissement surprenant (75'). Les esprits s'agacent et M. Layec sort un nouveau carton pour Fernando, cette fois (77').
Pour apporter sa puissance en attaque, Chamakh remplace Bellion (79'). Quelques instants plus tard, Laurent Blanc abat sa dernière en remplaçant Jurietti par Obertan (83'). Les Niçois tentent de gagner du temps par tous les moyens mais Bordeaux ne desserre pas son étreinte sur les Aiglons. Diawara est à deux doigt de trouver la faille sur corner mais sa tête décroisé passe à droite. Les vagues bordelaises se heurtent sur la muraille blanche érigée par les joueurs d'Antonetti. Ce dernier fait même sortir son dernier attaquant, Bamogo, pour le remplacer par un défenseur central, Cid (88'). Traoré écope d'un avertissement (89'). Bordeaux y croit jusqu'au bout. Cavenaghi touche le montant d'un Lloris battu (90').
Diawara sonne à son tour la charge d'une montée rageuse, symbole d'une équipe girondine à l'assaut. Les Marine et Blanc assiègent la surface niçoise. Mais malgré tous leurs efforts, il semblait écrit que les Bordelais ne marqueraient pas ce soir. Les hommes de Laurent Blanc doivent donc se satisfaire d'un match nul et vierge malgré une belle prestation. Ce soir, il n'a manqué aux Girondins q'un peu de réussite dans le dernier geste. Ils ont montré un visage séduisant et volontaire mais ils n'empochent qu'un seul point.