Le match
Au rendez-vous !
Une semaine après leur revers à Lyon, les Marine et Blanc ont retrouvé le chemin du succès en s'imposant de belle manière à domicile face à Strasbourg. Dans une première mi-temps bien maîtrisée, les Bordelais ont trouvé la faille par deux fois grâce à leur défenseur brésilien Henrique, omniprésent sur les coups de pied arrêtés. En seconde période, les hommes au scapulaire ont bien géré le résultat, profitant même d'une approximation adverse pour inscrire le but du KO par Cavenaghi. Ce résultat permet aux Girondins de reprendre de l'avance sur leurs poursuivants nancéens et de conforter leur seconde place.
Au coup d'envoi de la rencontre, les Bordelais affichent une équipe classique en 4-4-2. Ramé tient sa place dans les buts. En l'absence de Marc Planus, Henrique et Diawara occupent l'axe de la défense. L'arrière-garde bordelaise est complétée par Chalmé et Jurietti. Devant eux, on retrouve Diarra et Fernando en position récupérateur-relayeur pour orienter le jeu bordelais. Les flancs de l'entrejeu sont animés par Alonso, à droite, et Obertan qui palie aux absences de Wendel et Trémoulinas. En attaque, Laurent Blanc a fait confiance à Chamakh et Cavenaghi pour transformer les occasions des Marine et Blanc. En face, les Strasbourgeois alignent eux aussi une équipe en 4-4-2. L'expérimenté Ducroq prend place en défense centrale. Au milieu, les Bordelais doivent tenter de déséquilibrer le duo de récupérateur composé de Rodrigo et Othon. Les joueurs au scapulaire doivent également se méfier de la force de percussion de Mouloungui et du poison Gameiro.
Les premières minutes sont assez fluides. Les Marine et Blanc tiennent bien le ballon et le font circuler. Mais les strasbourgeois saisissent chaque opportunité et amorcent un premier contre qui oblige Ramé à sortir dans les pieds de Gameiro (2'). La première occasion bordelaise est pour Chamakh. Après un bon travail de fixation, Cavenaghi sert le Marocain à la limite du hors-jeu mais Cassard repousse sa frappe. Sur le corner suivant, le numéro 29 au scapulaire se met de nouveau en valeur mais sa tête décroisée frôle le montant (8'). Bien en jambe, Obertan malmène Szelesi sur son flanc gauche. Sur leurs ballons de récupération, les Alsaciens parviennent à sortir le ballon proprement pour se projeter vers le but bordelais mais ils manquent de précision pour réellement inquiéter Ramé. Le portier est tout de même obligé de s'employer sur une frappe de Gameiro peu après le quart d'heure de jeu (16').
Les Bordelais restent les plus pressants et la défense alsacienne montre quelques signes de fébrilité. Sur une longue ouverture de Fernando, Ducrocq manque de tromper son propre gardien d'une tête lobée. Sur le corner suivant, c'est à nouveau sur une tête blanche que Cassard doit s'interposer. Strasbourg se fait quelques frayeurs mais parvient à préserver sa cage. Toujours maîtres du jeu, les Bordelais poussent. Obertan de la tête puis Alonso d'une frappe de l'entrée de la surface sont tout près d'ouvrir le score pour Bordeaux mais Cassard veille (23'). Quelques minutes plus tard, c'est au tour de Chamakh de faire vibrer Chaban-Delmas. Sur un centre parfait de Chalmé, il adresse une tête surpuissante qui vient s'écraser sur la barre transversale. La volonté des Bordelais va finalement être récompensée. Sur un corner très bien tiré par Alonso, Henrique surgit pour placer une tête décroisée qui ne laisse aucune chance à Cassard. Le brésilien se précipite vers les supporters et exécute la salve de mitraillette qu'il avait déjà réalisé en finale de Coupe de la Ligue (28', 1-0).
Sur leur coup d'envoi, les Strasbourgeois font passer un frisson sur le stade encore tout à sa joie après l'ouverture du score mais le but inscrit par les hommes de Furlan est refusé pour une position de hors jeu inexistante. Malgré ce premier avertissement sans frais, les Bordelais continuent de jouer haut en tenant bien le ballon. Sur un corner adverse, Ramé reçoit un coup de coude dans le larynx et reste quelques minutes au sol entouré de soigneurs. Le capitaine bordelais pourra reprendre sa place. Les Marine et Blanc ne se désunissent pas et continuent de tenter leur chance. Alonso frappe un coup franc lointain que la défense repousse comme elle peut. Sur le corner suivant, Henrique fait encore parler la poudre. D'une tête puissante, il trompe à nouveau Cassard et offre le break aux Girondins (41', 2-0). Omniprésent, il réalise un geste décisif devant Gameiro juste avant le repos pour l'empêcher de réduire le score. Les Girondins rentrent donc au vestiaire avec deux buts d'avance.
Après le repos, les Alsaciens reviennent avec plus de velléités offensives. Furlan a remplacé Othon par Abdessadki (46'). Mouloungui est à l'initiative de bon mouvement sur son côté mais il se trouve systématiquement pris dans une défense bordelaise bien en place. Les Marine et Blanc gèrent le résultat en exploitant les contres grâce à la vitesse d'Obertan et d'Alonso. Bloqués par une défense impériale, les Strasbourgeois tentent des frappes de loin sans conviction à l'image de Dos Santos qui ne trouve pas le cadre (57'). En réponse, Chamakh puis Cavenaghi frappent au but mais butent, tous deux, sur Cassard (62'). Alonso agace ses vis-à-vis alsaciens et Rodrigo est averti pour une faute sur le lutin argentin (66'). Jean-Marc Furlan fait entrer Fanchone à la place de Mulenga pour apporter un peu de fraîcheur à sa ligne d'attaque. L'ancien manceau se met de suite en lumière mais sa frappe de 20 mètres est contrée par Diawara. Laurent Blanc décide de procéder à son tour à un changement. Obertan, auteur d'une prestation de qualité, cède sa place à Micoud pour poser le jeu des Marine et Blanc (71').
Comme souvent en fin de rencontre, les contacts se font plus rudes. Mouloungui est averti pour une intervention trop musclée sur Chalmé. Les Girondins ont décidé de reprendre les commandes. L'entrée de Micoud fluidifie le jeu des Marine et Blanc. L'ancien meneur du Werder adresse un ballon dosé dans la surface à Alonso qui ne parvient pas à le transformer. Sur le corner consécutif, la défense alsacienne a toutes les peines à se dégager. Cavenaghi en profite pour récupérer le ballon et placer une frappe au ras du poteau qui mystifie Cassard (75', 3-0). Dans la foulée, Cavegol laisse sa place à Bellion sous les applaudissements du public (76').
Pour verrouiller le milieu dans les dernières minutes, Laurent Blanc fait entrer Ducasse en lieu et place de Fernando (80'). Furlan répond en remplaçant Gameiro par Alvaro Santos. Henrique, euphorique, s'offre un rush de 60 mètres balle au pied avec, au passage, un grand pont réussi dans la surface adverse mais il est repris in extremis (82'). Les Bordelais jouent complètement relâchés. Micoud fait parler sa vista pour offrir un nouveau ballon en or pour Alonso qui n'ose pas prendre sa chance de volée. (83'). La seule occasion alsacienne de cette fin de rencontre est un coup franc lointain de Paisley qui s'envole dans le virage suivi d'une frappe de Mouloungui qui finit, elle aussi, dans les bras des supporters.
Les Bordelais remportent ainsi une précieuse victoire et profitent du match nul de Nancy pour les remettre à six points. Cette rencontre aura été marquée par le doublé de Henrique. Le Brésilien a gratifié le public de Chaban-Delmas du coup de mitraillette qu'il avait exécuté il y a presque un an en finale de la Coupe de la Ligue. Une victoire importante pour des Marine et Blanc plus que jamais solidement accrochés à leur seconde place de L1.