Le match
Bordeaux gagne avec panache
Ce soir les Girondins ont livré l'une de leurs prestations les plus abouties de la saison. Grâce à trois très beaux buts de Wendel, ils ont remporté une victoire importante dans la course à l'Europe. Collectivement très au point, ils ont régalé Chaban-Delmas avec un jeu léché. Les supporters ne s'y sont d'ailleurs pas trompés en fêtant leurs joueurs pendant toute la rencontre. Une victoire pleine de panache qui confirme, si besoin en était, que ce Bordeaux est vraiment un grand cru.
Ce soir encore, Laurent Blanc est resté fidèle à son 4-4-2 avec un milieu en losange. Ramé tient sa place dans les buts. En défense centrale, Jurietti pallie aux absences de Planus et Henrique aux côtés de Diawara. Trémoulinas est à gauche et Chalmé à droite. La récupération est assurée par Fernando, de retour de blessure. Les flancs de l'entrejeu sont animés par Alonso et Wendel. Micoud occupe le poste de meneur de jeu derrière les deux attaquant, Cavenaghi et Chamakh.
Côté Parisien, Landreau occupe la cage du PSG. La défense à quatre est composée de Ceara, Camara, Yepes et Armand. Au milieu, Le Guen s'appuie sur deux milieux récupérateurs, Bourillon et Clément. Rothen est positionné dans son couloir gauche et Mendy prend place à droite. En attaque, Luyindula et Diané ont pour mission de mettre en difficulté la défense bordelaise.
Le début de rencontre est assez calme. Les deux équipes s'observent en essayant de se livrer le moins possible. Dans l'axe de la défense bordelaise, Diawara et Jurietti tente de prendre leurs marques. Les Marine et Blanc jouent plus haut et gênent la relance des Parisiens. Ils ne parviennent cependant pas à se créer de véritables occasions. En face, les joueurs de Le Guen jouent crânement les ballons dont ils disposent et Jurietti est obligé de sortir le ballon de manière acrobatique devant Luyindula (9'). Le Bordelais répondent du tac au tac grâce à un coup franc de Wendel. Alonso hérite du ballon à l'entrée de la surface mais sa frappe est contrée dès le départ (11'). Les joueurs au scapulaire tentent de mettre du rythme dans la rencontre. Les hommes de la capitale donnent le change en se montrant menaçant sur corner mais les Girondins sont les plus incisifs. Sur une belle ouverture de Fernando, Chamakh dévie de la tête pour Cavenaghi. L'Argentin ne se pose pas de question et frappe sans contrôle mais son tir passe loin du but (18'). Les Marine et Blanc se créent de bonnes situations sur leurs enchaînements collectifs qui mettent en difficulté l'arrière-garde parisienne. Fernando tente à son tour sa chance de loin mais sans réussite (21').
Les Bordelais continuent de pousser. Micoud s'échappe côté droit et sert parfaitement en retrait Cavenaghi qui frappe de peu à côté (22'). Sur une amorce de contre des Girondins, Clément tacle brutalement Trémoulinas et écope d'un avertissement (24'). Les Marine et Blanc arrivent à réaliser de très bon mouvement collectif. Ce jeu très offensif laisse des espaces aux parisiens. Diané en profite pour s'échapper mais Trémoulinas, au prix d'un bel effort, parvient à lui enlever le ballon. Sur une intervention irrégulière sur Rothen, Chalmé est averti à son tour. Les Bordelais ne se désarment pas et repartent de plus belle. Sur un nouveau mouvement d'école, Micoud décale Wendel intelligemment le brésilien se recentre et tente une frappe dont il a le secret. Sa superbe tentative ne laisse absolument aucune chance à Landreau et finit au fond des filets. (32', 1 – 0).
Après l'ouverture du score, les Bordelais continuent de pousser. Les joueurs parisiens s'agacent et commettent plusieurs fautes qui cassent le jeu. Malmenés dans le jeu, ils tentent de revenir sur coup de pied arrêté grâce à la patte gauche de Rothen mais sans parvenir à inquiéter Ramé. Les Bordelais répondent par Chamakh. Le Marocain profite d'un dégagement raté de Yepes pour venir gêner Landreau mais le gardien parisien réussi à récupérer le ballon in extremis (44'). Les deux équipes rentrent donc aux vestiaires sur ce score de un but à zéro en faveur des Marine et Blanc.
D'entrée de seconde période, Cavenaghi se signale par une frappe de l'entrée de la surface qui passe de peu à côté du but de Landreau (47'). Cette tentative témoigne des velléités des Bordelais de continuer à aller de l'avant. Cette insistance va payer, sur une nouvelle action d'école des Bordelais, Chamakh centre parfaitement pour Wendel. Le brésilien tente une volée à l'aveugle qui trompe Landreau avec l'aide du poteau (49', 2-0). Sur le coup d'envoi des Parisiens, les Marine et Blanc récupèrent le ballon et Alonso s'échappe côté droit. Le lutin argentin centre pour l'incontournable Wendel qui arrive lancé et place une tête surpuissante que Landreau ne peut qu'effleurer (51', 3 – 0). Les Bordelais triplent donc la mise de fort belle manière profitant des largesses de la défense des hommes de Le Guen. Wendel est sur une autre planète ce soir, il réussi tout ce qu'il entreprend ! Sur un coup franc très lointain, il oblige même Landreau à repousser le ballon comme un volleyeur !
La défense du PSG a le plus grand mal à sortir le ballon. Le Guen le comprend et fait sortir Mendy pour Arnaud et Clément pour Souza (58'). Les Marine et Blanc ne desserrent pas l'étau et c'est au tour d'Alonso de frapper de l'entrée de la surface mais son tir à ras de terre échappe au cadre (60'). Alonso écope d'un avertissement pour une faute sur Rothen (65'), imité quelques minutes plus tard par Trémoulinas (67'). Sur le coup franc consécutif, les Girondins lancent un bon contre, Alonso file au but mais il est bien repris dans la surface par Yepes.
Le Guen remplace Rothen par Sankharé (69') pour essayer de gêner un maximum les Bordelais mais ces derniers sont toujours aussi tranchants. Les supporters du stade Chaban-Delmas se régalent des enchaînements léchés des Marine et Blanc. Gérant bien le match, les hommes au scapulaire laissent l'initiative au Parisiens en profitant des ballons de contre. Paris en profite et Ramé est obligé de s'employer sur un ballon difficile qui naviguait dans une forêt de joueurs. Alonso laisse sa place à Ducasse qui aura pour mission de densifier le milieu de terrain bordelais. Les Girondins déroulent et se régalent sur la pelouse. En multipliant les courses et les passes, ils font tourner en bourrique une défense parisienne à l'agonie. Chamakh sort sous une ovation méritée pour laisser sa place à Bellion (80').
Dans les dernières minutes, c'est au tour de Micoud de recevoir les hommages de Chaban-Delmas lors de son remplacement par Obertan (84'). Bien en place tactiquement, les Marine et Blanc assurent et maintiennent des Parisiens, visiblement abattus, à distance de leur but. Céara, pris par un grand pont de Trémoulinas, fait une manchette au Bordelais et écope fort logiquement d'un avertissement (86'). Le stade entame une magnifique ola pour accompagner leur favoris jusqu'au coup de sifflet final.
Bordeaux remporte ainsi une superbe victoire face à une équipe parisienne dépassée par la qualité du jeu bordelais. Le Brésilien Wendel a marqué cette rencontre de son empreinte en inscrivant trois buts splendides ponctuant des mouvements collectifs de grande qualité. Ce soir, face à l'une des meilleures équipes du championnat à l'extérieur, les Marine et Blanc ont frappé un grand coup.