Gillot – « Une autre vie pendant les vacances »

Le coach bordelais répond aux supporters bordelais

dimanche 01 janvier 2012 - 17h00
La 2ème partie de l'Interview Interactive de Francis Gillot

Dans cette 2ème partie de l’interview interactive, Francis Gillot parle de son temps passé à Sochaux et des joueurs qu’il a côtoyés. Il évoque également le cas Michaël Ciani et nous parle de ses passions en dehors du football. Si le nouvel entraîneur girondin est un fan de golf, il possède également une Harley Davidson.

Bonjour Francis, pour avoir sorti pas mal de jeunes, lequel vous a le plus marqué ? de Laurent

Francis Gillot : Au niveau caractère, je dirais El-Hadji Diouf. A Sochaux, il avait un caractère déjà bien trempé à 15 ans. C’est lui qui m’a le plus marqué. Il était également très talentueux. Il y avait aussi des garçons comme Meriem et Pedretti qui étaient très réguliers et très travailleurs. Dernièrement, il y a Martin et Boudebouz qui ont beaucoup de talent.


Ne regrettez-vous pas d'être parti de Sochaux ? Bonne continuation et allez Bordeaux ! de Quentin

Francis Gillot : Non, pas du tout. Je sentais qu’il n’y avait plus de projet là-bas, par rapport à certaines personnes. Je ne m’entendais pas forcément avec les bons individus. Je préférais partir.


Bonjour, pensez-vous qu'avec le recrutement que vous allez faire, Bordeaux peut finir dans les 5 premiers ? L'année dernière, avec Sochaux, vous avez fini dans les 5 premiers alors que vous n’étiez que 14-15ème à la trêve. Pensez vous faire la même chose avec Bordeaux cette saison ? En tout cas continuez comme ça, vous faites du bon travail à Bordeaux de Franck

Francis Gillot : Le problème est que les 5 premiers ont beaucoup de points cette année. Ce sera dur de leur reprendre des points. Ce sera même compliqué de reprendre 9 points à Toulouse sur les matches retours. Il y a 6-7 équipes qui sont bien parties. On va essayer d’être là. Evidemment, on va tenter, on ne joue pas pour perdre. Si on pouvait être entre la 7ème et la 9ème place, ce serait déjà être un premier palier.


 


Francis, vous qui connaissez bien Kévin Anin et Modibo Maïga, que pensez-vous de leur attitude ? Qu’auriez-vous fait si vous étiez encore à Sochaux ? de Sammy

Francis Gillot : Ce n’est pas une bonne attitude, mais il faut connaître toute l’histoire. Personnellement, je ne suis pas étonné de ce qu’ils ont fait, car je sais à peu près ce qu’il s’est passé. S’ils ont fait ça, c’est qu’il y avait une raison. Ils n’ont jamais eu cette attitude avec moi. Il ne faut pas toujours voir d’un seul côté. Il s’est forcément passé quelque chose, mais je ne vais pas dévoiler tout ça. J’étais là-bas et je sais comment ça se passe.


Francis, est-il vrai que vous possédez une Harley Davidson et que vous n’avez pas le permis moto ? de Cyril

Francis Gillot : Oui, c’est vrai. Je suis en train de le passer. J’ai récemment eu le code. Au mois de mai, à Arras, je passerai à la conduite (sourire, ndlr). Je la laisse pour le moment dans le garage et je la regarde comme un meuble.


Salut Francis, je voudrais savoir quelles sont les ambitions de Bordeaux et pourquoi les Girondins n’utilisent pas les 22 millions euros de Gourcuff et les 4 millions d‘Alou Diarra lors du mercato ? Comment autant d’argent peut-il disparaitre ? de Thomas

Francis Gillot : Je n’en sais rien. Je ne pense pas qu’il y ait de voleurs à Bordeaux. J’ai côtoyé le Président, et ce n’est pas quelqu’un qui vole de l’argent. Je ne sais pas ce qui s’est passé. Bordeaux a aussi acheté des joueurs. Il devait également y avoir un déficit. L’argent part vite, il ne faut pas se tromper. Franchement, ce n’est pas moi qui vais vous dire où sont passés les 22 millions de Gourcuff (sourire, ndlr).


Quel est le match qui vous a le plus marqué en tant qu’entraîneur ? En tant que spectateur ? de Marlène

Francis Gillot : En tant qu’entraîneur, il s’agit du match qu’on a gagné 7-0 avec Lens contre Auxerre. C’était quelque chose d’irréel. Il s’agit de l’un de mes meilleurs souvenirs en tant qu’entraîneur. En tant que spectateur, j’aime bien les matches du Barça. A chaque fois que Barcelone affronte le Real ou dispute une finale de Ligue des Champions, j’apprécie.


Pensez-vous que les Girondins ont des chances d'avancer encore plus dans le championnat suite aux derniers matches encourageant de l’équipe ? de Charlie

Francis Gillot : Il faut confirmer ce qu’on fait depuis un moment. Il faut battre Sochaux pour arriver à la trêve avec 23-24 points (interview réalisée le 15/12, ndlr). L’équipe avance, mais on est sûr de rien. On va faire le maximum.


Bonjour, vous avez quitté Sochaux, un groupe en confiance et qualifié pour l’Europe pour venir à Bordeaux, un club qui doute et qui joue sa survie en Ligue 1 ! Est-ce pour éviter de tomber dans la facilité que vous êtes venu à Bordeaux ? d’Alexis

Francis Gillot : Non, je voulais quitter Sochaux pour des raisons dont j’ai parlées précédemment. Cela m’a embêté par rapport au groupe, car je savais que j’avais une bonne équipe. Je m’entendais bien avec les joueurs. J’étais au bout du parcours et je n’aurais pas pu faire une année supplémentaire, pas à cause de l’équipe, mais d’autres choses.


Plus titulaire depuis plusieurs matches, Michaël Ciani entre t-il toujours dans vos plans ? d’Anne-Laure

Francis Gillot : Oui, il fait partie de l’effectif. J’ai eu une discussion avec lui. Aujourd’hui il ne joue pas, mais rien ne me dit qu’il ne va pas jouer le prochain match. Je peux ne pas être content de ma défense comme il peut y avoir un blessé. Il fait partie de l’effectif et bosse bien à l’entraînement. Il n’y a aucune raison que je le mette de côté. Les joueurs sont sous contrat, à moi de les utiliser. Il ne joue pas, mais rien ne me dit qu’il ne vas pas revenir à un moment donné.


Bonjour Francis, quelles sont vos passions en dehors du football ? de Laurent

Francis Gillot : J’aime bien le golf, mais je ne joue pas beaucoup. Je ne fais pas grand-chose d’autre. Le problème est que je suis tout le temps pris par mon métier. J’ai une autre vie pendant les vacances. Je joue beaucoup au golf et je vois mes enfants avec qui je ne passe pas beaucoup de temps pendant l’année. Durant la saison, je ne fais rien à part venir ici et penser football. J’ai une vie vraiment particulière quand je suis entraîneur. Je ne fais rien en fait. Je ne m’occupe que du foot et suis pris à 100%. Je ne sors pas et ne reçois pas de gens, parce que je veux être en forme le lendemain matin. Je suis avec ma femme. Je n’ai pas beaucoup de divertissements. C’est le contraire pendant les vacances, où je vis de mes passions et vais beaucoup au restaurant. Je suis souvent avec mes enfants.


La suite de l'interview interactive de Francis Gillot, demain sur girondins.com
 

 

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