Place aujourd’hui à la nouvelle interview interactive, consacrée à Cédric Carrasso. Le portier bordelais évoque d’abord sa passion pour le sport automobile. Il exprime également son attachement au club ainsi qu’à la ville de Bordeaux. Cédric nous parle également des cadeaux que les supporters lui offrent et donne son pronostic quant au futur champion de France.
Coucou Cédric ! Tu es un grand fan de sport automobile et j’aimerais savoir quelle voiture tu possèdes ? Bonne saison, de Lisa
Cédric Carrasso : En fait, je ne possède plus grand-chose aujourd’hui. J’ai eu 2 Ferrari pendant 3 ans. Je les ai revendues car cela devenait compliqué avec les problèmes sur la route. J’ai eu une F430 et une Ferrari 458. Cela ne valait pas le coup de les conserver en raison des restrictions routières. Je fais beaucoup de circuit aujourd’hui. J’ai ma petite Mini à côté pour la vie de tous les jours. Ensuite, j’ai une Mitjet. Il s’agit d’une toute petite voiture de 150 chevaux, 500kg. Il y a un site internet dédié à cette discipline. Il existe un championnat français. Je ne participe pas encore, mais j’ai une voiture engagée en course, la numéro 16. C’est ma voiture de course.
Cédric, félicitations pour tes arrêts toujours plus impressionnants les uns que les autres ! Comptes-tu mener une carrière aussi longue que celle d’Ulrich Ramé ? de Nicolas
Cédric Carrasso : Tout d’abord, merci de me féliciter au sujet de mes arrêts, c’est gentil. Au sujet de la durée de ma carrière, franchement, je ne sais pas. Je pense que la différence par rapport à Ulrich est que j’ai connu 2 grosses blessures dans ma carrière. J’ai commencé très jeune. Je pense que nous allons voir de moins en moins de joueurs et gardiens qui finissent leur carrière vers 38-39 ans. Les joueurs commencent de plus en plus jeunes. La fatigue physique est de plus en plus précoce. Suite à mes 2 grosses blessures, je ne pense pas pouvoir tenir aussi longtemps. J’aimerais arriver en pleine forme à 33-34 ans. Par la suite, je ne sais pas si je continuerai.

Coucou Cédric. Penses-tu que les Girondins de Bordeaux vont se ressaisir, et arriver dans les 5 premiers du classement à la fin de la saison ? de Mélissa
Cédric Carrasso : Du moins, je le souhaite. Il y a un travail de fond à faire. Aujourd’hui, nous avons pris beaucoup de retard. Il faut être réaliste. Cela va déjà être long pour se sortir de cette moitié-là du tableau. Cependant, dans le foot, tout peut aller très vite, il suffit d’une série. Cela dépendra des résultats. Je pense que la période précédant Noël ainsi que celle de janvier-février, seront très importantes pour nous.
Quand vous étiez petit, aimiez-vous le club des Girondins de Bordeaux ? Quels étaient vos clubs préférés ? de Valentin
Cédric Carrasso : Etant originaire de Marseille, cela a toujours été l’Olympique de Marseille. Cependant je me rappelle qu’à l’époque où je commençais à regarder le foot, il y avait cette rivalité sur le terrain entre Bordeaux et Marseille. Cela m’avait toujours impressionné. De plus, quand j’ai commencé en professionnel vers mes 17-18 ans et que je faisais quelques bancs de touche, j’ai toujours trouvé l’équipe de Bordeaux très athlétique. C’est la seule équipe qui me faisait cet effet. C’est toujours une équipe qui m’a impressionné. J’ai toujours aimé venir jouer ici, même avec mes autres clubs.
Avez-vous demandé de changer votre numéro ? Pourquoi ? Merci pour tout ce que vous faites à Bordeaux. de Philippe
Cédric Carrasso : Oui, j’ai demandé à changer mon numéro. Le 16 a toujours été mon numéro. A Marseille, j’ai commencé très jeune avec le 30, ensuite j’ai pris le 16. Il s’agit d’un chiffre qui me porte chance. J’ai toujours aimé l’avoir. Dès fois le numéro est disponible, dès fois non. Il y avait Ulrich et avec le respect des anciens c’était normal qu’il le garde. J’ai pu le récupérer cette année.
Quelle équipe vois-tu championne de France cette saison ? d’Aurélie
Cédric Carrasso : Franchement, je ne sais pas trop. Cependant, pour moi Paris s’est créé une équipe au-dessus du lot grâce à sa puissance financière. Même s’ils ne sont pas encore au top collectivement, ils sont déjà en tête. Je pense que ce sera dur d’aller les chercher.
Bonjour Cédric, les supporters sont souvent là pour vous soutenir mais vous offrent aussi des petits présents. Quel est le cadeau le plus insolite que tu aies reçu ? Celui qui t'a le plus touché ? Et pourrais-tu donner des idées pour de futurs présents ? Bonne continuation, de Pauline
Cédric Carrasso : J’en ai eu des cadeaux insolites. Je crois qu’une fois, on m’a offert des piments d’Espelette. J’adore ça maintenant (sourires, ndlr). C’était à Toulouse, je ne connaissais pas ça avant. C’était super sympa. Au sujet de celui qui m’a le plus touché, ce n’est pas un cadeau physique. Cela serait plus une ovation ou des remerciements. Enfin, au sujet de futurs présents, ce qui vous fait plaisir me fait plaisir. Je ne suis pas quelqu’un de compliqué. Je n’ai pas besoin de grand-chose. J’essaie de faire profiter autour de moi. En fait, je ne suis pas un grand consommateur.
Bonjour Cédric, Bordeaux ne doit-il pas blinder sa défense et son milieu pour se rassurer et repartir sur de bonnes bases ? de Laurent
Cédric Carrasso : Oui, nous savons que c’est la base du football. Aujourd’hui, je pense que le staff fait son travail pour remédier à ça. Nous avons essayé de trouver un équilibre, j’espère que nous sommes en train d’y arriver. Personnellement, il y a des signes qui me font penser que cela va aller mieux. Je pense qu’à force de travail, nous y arriverons.
Bonjour Cédric, tout d'abord, merci d'être toujours présent et à fond pour le groupe. Comment fais-tu pour toujours avoir cette force de conquérant alors que, malgré tous les efforts fournis, les résultats sont peu positifs ? de Sarah
Cédric Carrasso : Je suis toujours fidèle à mon métier ainsi qu’aux gens que j’aime. Je suis un sentimental. Quand je m’investis, c’est à fond. Je me battrai toujours pour le club dans lequel je joue. Bordeaux est une histoire qui commence à durer. Pour moi, c’est important d’y réussir. Je tiens ces valeurs de ma famille. Je suis un grand affectif. J’aime ce que je fais ici, j’aime le club. Partout où je suis allé, j’ai toujours été comme ça. C’est important pour moi. Surtout, le respect du métier se fait en donnant tout. On peut parfois avoir tendance à lâcher, mais il faut se rappeler pourquoi on a voulu faire ça, et qu’on rêvait de faire ce métier étant plus jeune. C’est important. Nous avons parfois besoin d’une piqûre de rappel. Même si je suis parfois moins performant, dans la tête je veux toujours tout donner.

Bonjour Cédric, depuis ton arrivée à Bordeaux, aimes-tu l'ambiance du groupe, de la ville et du FCGB en général ? de Kemil
Cédric Carrasso : Oui, c’est vraiment un club qui me convient. Je me suis un peu tout approprié aujourd’hui. Je n’avais pas eu trop de temps la 1ère année. J’adore la ville, j’adore le club, j’adore mes collègues. Aujourd’hui Bordeaux est vraiment un club qui me convient tout à fait. Quand j’étais plus jeune, j’ai pu dire qu’un club comme l’OM me convenait. Aujourd’hui, à mon âge, Bordeaux me convient parfaitement.