Les années de transition

lundi 14 juin 2010 - 11h55

La fin de l’ère Baup
 

La saison 2003-2004 va marquer le début de deux ans de transition pour les Girondins de Bordeaux. Huit joueurs quittent Bordeaux dont Savio, Meriem (en prêt), Sahnoun, Auriac, Smertin et, bien sûr, Pauleta.

Plusieurs joueurs arrivent pour pallier ces départs : Celades vient en provenance de Madrid ce qui prouve encore une fois les bonnes relations entre les deux clubs. Riera, grand espoir du football espagnol, signe pour 5 ans en provenance de Majorque. Franck Jurietti arrive de Monaco. Les Girondins font également signer Deivid, un attaquant brésilien de Santos et Mathieu Valverde, jeune portier bordelais, paraphe son premier contrat professionnel en tant que troisième gardien.

La saison débute mal pour le club bordelais. Battus d’entrée à Monaco (2-0), les Girondins s’inclinent une nouvelle fois pour le premier match à domicile de la saison contre Montpellier (0-1). La première victoire de la bande de Nicollin en Gironde fait désordre mais Bordeaux va se ressaisir en battant Guingamp (1-3) en Bretagne avant de battre Auxerre à Chaban Delmas (2-0). Malheureusement, Bordeaux enchaîne deux nouvelles défaites lors des 6ème et 7ème journées de championnat contre Sochaux à domicile (1-3) puis à Lens (1-0) avant de perdre contre Toulouse à domicile (1-2). De la 1ère à la 10ème journée, les Girondins gagnent 3 matches pour 2 nuls et 5 défaites et pointent à la 16ème place du classement.

La défaite de Toulouse est une défaite de trop pour les dirigeants bordelais. Ces derniers décident de limoger Elie Baup, en place depuis janvier 1998, pour provoquer un électrochoc dans le groupe professionnel. A la veille de la rencontre face à l’OGC Nice, le coach bordelais est remplacé par un homme de la maison, Michel Pavon. Capitaine de l’équipe championne de France en 1999, Pavon n’a aucune expérience d’entraîneur mais son passé de joueur et son caractère sont des atouts pour relancer une formation qui n’arrive pas à démarrer la saison. Son premier geste fort va être de faire confiance à la formation bordelaise : Chamakh, Francia et Mavuba vont entrer dans le grand bain grâce au nouveau coach. Pavon débute sa carrière de « banc » par un nul à Nice (0-0) et tous les supporters espèrent que l’équipe va pouvoir repartir vers les sommets.

Le redressement va débuter par une belle victoire face à Marseille à Chaban-Delmas (1-0). Bordeaux ne va concéder qu’une seule défaite en championnat lors des 10 matches suivants avant d’essuyer deux revers de taille à Lyon (3-0) et à Auxerre (5-0). Les jeunes joueurs de Michel Pavon repartent cependant de l’avant en signant un joli succès face à Nantes (2 - 0) et parviennent à se maintenir dans la première partie de tableau.

Bordeaux va signer quelques belles performances dans la suite du championnat. Lors de la 30ème journée, les joueurs au Scapulaire ramènent un nul du Vélodrome (1-1) grâce à une ouverture du score de Pablo Francia en début de match (12’). Juste derrière, Bordeaux assure son maintien parmi l’élite en concédant un nul devant le champion lyonnais à Chaban-Delmas (but de Chamakh). Malgré un début de saison très délicat, le staff bordelais a réussi à sauver l’essentiel à savoir une place parmi l’élite. Les Girondins terminent la saison en 12ème position avec 50 points. Si le classement n’est pas à la hauteur du « standing » bordelais sur les dernières saisons, il est à relativiser. Bordeaux peut se féliciter d’avoir lancé une nouvelle génération de joueurs au haut niveau. Tous issus du cru, les Mavuba, Francia, Chamakh, Planus ou encore Feindouno symbolisent cette nouvelle vague qui doit encore se faire son expérience pour rivaliser avec les meilleures équipes du championnat.

Une véritable épopée
 

Auteurs d’une saison moyenne en championnat, les jeunes bordelais vont prendre du galon grâce à la Coupe UEFA. Bordeaux se débarrasse de l’Aremedia Petrzalka au premier tour avant de tomber sur les Ecossais de Hearts of Midlothian. Au match aller, les supporters britanniques envahissent Chaban-Delmas et mettent une ambiance incroyable. Galvanisés, les joueurs écossais résistent dans un premier temps avant de placer une banderille décisive à dix minutes de la fin (0-1, 79’). Bordeaux fera tout pour revenir mais sans succès, les Girondins s’inclinent à domicile. Dans ces conditions, peu de supporters croient à la qualification bordelaise mais les joueurs au Scapulaire vont réaliser l’exploit.

C’est d’abord Riera qui met les deux équipes à égalité en expédiant une frappe monumentale de 25 mètres dans la lucarne de l’infortuné Craig Gordon après six petites minutes de jeu. Cette « égalisation » va mettre Bordeaux en confiance. A l’heure de jeu, Marouane Chamakh déborde et sert en retrait Pascal Feindouno qui ne manque pas l’occasion de donner deux buts d’avance à Bordeaux (66’). La formation d’Edimbourg doit maintenant marquer deux fois pour se qualifier. Elle ne marquera pas et Bordeaux ouvre la porte des 16ème de finale de la Coupe UEFA.

Après la trêve, Bordeaux hérite du Groclin Grodzisk au tour suivant. Les Polonais vont complètement subir la loi des joueurs bordelais qui s’imposent 0-1 au match aller en Pologne (but de Chamakh) à la dernière seconde avant de signer un succès net et sans bavure au match retour (4-1). Dans un stade Chaban-Delmas qui sonne encore une fois bien creux pour une rencontre européenne (un peu plus de 9000 spectateurs ce soir-là…), Bordeaux s’impose grâce à des buts de Planus, Chamakh (2) et Riera. Bordeaux continue sa route sans trembler.

Les Marine et Blanc rencontrent les Belges du Club Brugge en 8ème de finale. Le match aller est organisé à Bordeaux. Les Belges sont de solides adversaires et possèdent une majorité d’internationaux dans leurs rangs. Ce sont eux qui dégainent les premiers. Juste avant l’heure de jeu, Verheyen ouvre le score et marque ce but à l’extérieur si important pour son équipe. Il signe le réveil des joueurs Girondins qui vont égaliser dans la minute suivante par Celades (59’). Dix minutes plus tard, le milieu relayeur prêté par le Real Madrid double la mise sur une passe de Chamakh (70’). Riera termine le travail pour Bordeaux en gagnant son duel devant Verlinden après une bonne balle en profondeur de Feindouno (87’).

Lors du match retour, Bordeaux préserve son avantage avant que Chamakh n’inscrive un but assassin dans les dix dernières minutes. Souvent critiqué pour son manque de réalisme en championnat, le jeune international marocain devient un « serial-buteur » dès qu’il sent le parfum de la Coupe d’Europe. Bien servi par son compère Francia, Marouane dribble le portier belge avant d’envoyer les Girondins en ¼ de finale de la Coupe d’Europe.

Le réalisme de Valence
 

Les Espagnols de Valence se présentent au tour suivant. Doté d’un effectif de très grande qualité, Valence est un habitué de la Ligue des Champions. Les Espagnols se sont notamment hissés deux fois en finale de la plus prestigieuse des compétitions européennes pour deux défaites (en 2000 et 2001). C’est donc un adversaire de poids qui débarque à Chaban-Delmas.

Le match se déroule à Bordeaux au début du mois d’avril. Un soleil éclatant baigne l’antre bordelais qui accueille près de 30000 personnes pour ce match de gala. La rencontre démarre idéalement pour les joueurs de Pavon. Bordeaux joue de façon vive et alerte, l’équipe au Scapulaire bouscule Valence. Riera et Celades, particulièrement motivés à l’idée de défier leurs compatriotes, réalisent un début de match époustouflant. Les supporters comment à y croire et poussent leurs protégés. A la 18ème minute, un coup franc bien placé est donné à Bordeaux. Riera le frappe dans « l’angle mort ». Caneira fait mine de toucher le ballon mais le laisse finalement filer dans le but d’un Canizares médusé (1-0). Bordeaux mène au score et ce n’est que justice tant la domination aquitaine est évidente. Trop heureux de mener au score, les Girondins poussent pour inscrire un deuxième but mais une décision arbitrale contestable va profondément modifier la donne.

La demi-heure de jeu n’est pas encore passée quand Rio Mavuba est sanctionné pour un tacle illicite sur un milieu de terrain espagnol. Le jeune milieu défensif bordelais, connu pour sa correction et le peu de cartons qu’il récolte, mérite sans doute un avertissement pour cette intervention musclée. L’arbitre anglais M. Riley va plus loin et expulse directement Mavuba pour sa première faute ! Rio est atterré, le stade, ulcéré. Malgré les protestations, Mavuba rejoint les vestiaires la mort dans l’âme et laisse ses coéquipiers à dix pendant une heure de jeu.

Solidaires, les joueurs Marine et Blanc vont tenir ce but d’avance grâce à leur courage et à leur abnégation. Il leur manquera un quart d’heure. A la 75 minutes, l’international espagnol Ruben Baraja profite d’un moment d’inattention pour prendre tout le monde de vitesse et égaliser. Pire, Valence met son coup de grâce à deux minutes de la fin. Sur une percée, le vétéran Carboni place une frappe sur le poteau de Ramé. Rufete, en embuscade, donne la victoire aux siens (1-2, 88’). Une défaite injuste et cruelle pour les Girondins qui aurait pu signer un exploit retentissant face à Valence sans le carton rouge de Rio Mavuba.

Bien que rien ne soit terminé, le match retour s’annonce très délicat. C’est encore plus vrai après l’ouverture du score de Pellegrino (52’). Le deuxième but de Rufete (encore lui !) scellera définitivement le sort des Girondins qui sauveront tout de même l’honneur par Eduardo Costa (72’). Au final, Bordeaux est éliminé la tête haute et peut nourrir des regrets même si cette épopée européenne aura fait gagner quelques années d’expérience à un effectif très jeune.

Le couperet ne passe pas loin
 

En début de saison 2004-2005, la maison bordelaise se prépare à une nouvelle année de transition due aux nombreux mouvements de l’effectif. Caneira, Celades, Feindouno (qui est allé jusqu’au bras de fer avec les dirigeants bordelais afin de rallier Saint-Etienne), Basto, Eduardo Costa, Miranda, Afanou, Alicarte ou encore Pochettino quittent le Haillan.

Dans le sens inverse, Faubert et Cohade, deux jeunes cannois, s’apprêtent à découvrir la Ligue 1 avec Bordeaux. Les Girondins apportent aussi de l’expérience avec le retour de Lilian Laslandes, joueur mythique au Scapulaire, et la signature de Kapsis, défenseur central grec tout juste auréolé de son titre de champion d’Europe des Nations avec son pays au Portugal. Meriem revient d’un prêt satisfaisant à Marseille et Rool débarque également pour apporter du poids au système défensif bordelais.

La saison démarre bien pour les Girondins malgré une première défaite face à l’OM au Vélodrome lors de la toute première journée du championnat (1-0, but de Battles à la 94’). Bordeaux étrille Nice lors de la deuxième journée (5-1, avec un triplé de Marouane Chamakh). Les hommes de Pavon enchaînent ensuite dix rencontres sans défaite (7 nuls et 3 victoires). Malgré une défaite à Strasbourg lors de la 13ème journée, Bordeaux pointe à une bonne 8ème place du championnat de Ligue 1, à cinq points du 3ème, l’AJ Auxerre.

Si Bordeaux perd peu de matches, force est de constater qu’il en gagne peu également. Bordeaux parvient bien à battre largement Paris à Chaban-Delmas (3-0, 14ème journée, buts de Pichot (csc), Laslandes et Rool) mais perd à Nantes (1-0, 15ème journée) avant d’enchaîner trois matches nuls, tous sur le score de 0-0. C’est en effet une saison paradoxale où Bordeaux fait preuve de solidité mais pas d’une maturité suffisante pour transformer un résultat nul en victoire à l’arrachée.

La deuxième partie de saison sera du même acabit. Après un nul à Nice (3-3), Bordeaux tombe deux fois devant Lille (1-3) et surtout à Sochaux (4-0). Cette rencontre aura vu l’éclosion au grand jour d’un jeune Lionceau : Jérémy Menez. A 17 ans et 8 mois, celui que tout le monde présente comme le nouveau phénomène du football français plie Bordeaux à lui tout seul en inscrivant un triplé dans un stade Bonal aux anges. Bordeaux sera successivement défait à Rennes (2-0, 24ème journée), à Toulouse (1-0, 26ème journée) puis à Lens (2-0, 30ème journée) mais parvient à remporter des matches importants contre Metz (1-0, 23ème journée), Istres (0-1, 28ème journée) puis Saint-Etienne (2-0, 29ème journée).

Au soir de la 30ème journée, Bordeaux pointe à une solide 11ème place, à dix points d’Ajaccio, premier relégable. Les hommes au Scapulaire ont très peu perdu (7 défaites seulement) mais souffrent d’un nombre de matches nuls importants (15 soit une rencontre sur deux à la 30ème journée). Malheureusement pour les supporters bordelais, les Girondins ne vont plus gagner un seul match après la 29ème journée. Bordeaux perd deux fois à domicile face à Strasbourg et Nantes (0-2 à chaque fois) et font trois matches nuls contre Paris, Ajaccio et Auxerre (1-1, 0-0, 0-0). Sans descendre en flèche au classement, Bordeaux se voit menacé par le bas de tableau et joue le maintien à trois journées de la fin puis que le 18ème (Bastia) n’est plus qu’à quatre petits points des Marine et Blanc.

Bordeaux se sauve
 

Lors de la 36ème journée, Bordeaux se déplace à Lyon qui ne laisse aucune chance aux Girondins. Les futurs champions de France étrillent Bordeaux malgré l’ouverture du score de Riera (9’) et marquent à cinq reprises. Ce match marque aussi le remplacement de Michel Pavon par Eric Bedouet. Malade, l’ancien capitaine aquitain ne peut tenir sa place. Il reste désormais deux rencontres à domicile pour que Bordeaux sauve sa tête face à Monaco puis Marseille.

Avec seulement trois points d’avance sur le premier relégable à deux journées de la fin, Bordeaux a besoin d’une victoire. Face à des Monégasques alors 3ème du championnat, la partie s’annonce serrée. Elle l’est, effectivement. Les Girondins cherchent à ouvrir le score pour se mettre en confiance mais Monaco ne veut pas lâcher une place synonyme de tour préliminaire de la Ligue des Champions. Alors qu’il ne reste plus que dix minutes à disputer, Meriem lance Chamakh, visiblement hors-jeu. L’international marocain ne se pose pas de questions et ajuste Roma, libérant du même coup les 25000 spectateurs stressés de Chaban-Delmas (1-0, 79’). Derrière, les Girondins s’arc-boutent sur le but et Ramé sort une parade exceptionnelle devant Modesto dans les arrêts de jeu. Sur le corner suivant, Gigliotti dépose le ballon sur le crâne de Squillaci qui égalise (1-1, 92’). Coup de froid en plein mois de mai. Ce nouveau match nul, le 19ème, est un nouveau record de la Ligue 1 mais il n’aide pas Bordeaux a mieux respirer à une semaine de la fin du championnat.

Marseille. La dernière rencontre de la saison se joue face aux Olympiens. Une véritable affiche qui se présente comme un match de la peur pour Bordeaux. Les supporters se rassurent en se disant que l’OM n’est plus venu gagner à Chaban-Delmas depuis la fin des années 70 mais la crainte d’une descente est réelle. Il n’y a que deux petits points entre Bordeaux, 15ème, et Bastia, premier relégable. C’est donc dans une ambiance tendue que la rencontre entre Girondins et Olympiens s’ouvre.

Comme souvent dans pareille situation, c’est l’expérience qui fait la différence. Lilian Laslandes va une nouvelle fois le prouver. Après un quart d’heure de jeu, le buteur bordelais profite d’un bon travail de Riera côté gauche. L’Espagnol centre pour Lilian qui ne manque pas l’occasion de tromper Gavanon (1-0, 16’). Les 32712 spectateurs bordelais exultent, mais pas pour longtemps. Quelques minutes plus tard, l’ailier marseillais Fiorèse dévie une touche pour Luyindula qui bat Ramé d’une frappe croisée (1-1, 22’). Pire, Marseille prend l’avantage à la demi-heure de jeu. Taïwo, jeune latéral gauche de la CFA, centre fort au deuxième poteau. Fiorèse reprend d’une volée du droit. La balle tape le sol avant de perforer la lucarne de Ramé (1-2, 26’). Menés au score, les Girondins semblent toucher le fond. A la mi-temps, Bordeaux est en Ligue 2.

Mais les Girondins ne peuvent pas descendre sur une défaite à domicile devant l’OM. Le scénario serait tellement dur, tellement injuste pour une équipe qui n’a jamais fait partie du trio des relégables… que la descente n’est pas envisageable. Poussée par un stade comble, l’équipe au Scapulaire revient sur le pré avec de fermes intentions. Et cela va payer. A l’heure de jeu, Chamakh est fauché par Beye dans la surface. Penalty pour les Girondins ! Marseille conteste mais M.Poulat ne reviendra pas sur sa décision. Après de longues minutes, Meriem s’élance et égalise pour Bordeaux (2-2, 63’). Conscient qu’un nul ne suffira peut-être pas, Bordeaux pousse. Dans les dix dernières minutes, l’atmosphère devient irrespirable. C’est à ce moment-là que Chamakh réalise un énième travail sur le côté. L’attaquant formé au club sert parfaitement Francia qui inscrit un troisième but dans une ambiance de folie (3-2, 85’). Les autres scores arrangent Bordeaux et ce n’est pas l’égalisation marseillaise sur un penalty contestable (3-3, 90’) qui changera quoi que ce soit. Bordeaux est sauvé et jouera en Ligue 1 l’an prochain.

Bordeaux do brasil
 

Le début de la saison 2005-2006 annonce un vrai changement pour le club au Scapulaire. Tout d’abord, le staff technique change. Le club au Scapulaire embauche Ricardo, coach brésilien et grand connaisseur de la France. Ricardo est un ancien défenseur mythique du PSG, club qu’il a également coaché. Après diverses expériences dans son pays et à la tête de la sélection olympique brésilienne, Ricardo décide de relever le challenge bordelais. Michel Pavon, de retour de maladie, prend la tête de la cellule recrutement.

Accompagné de son ancien coéquipier et fidèle adjoint Patrick Colleter, Ricardo va faire fonctionner ses réseaux pour dessiner les contours de sa nouvelle équipe. Bordeaux engage deux joueurs de Liverpool (récent vainqueur de la Ligue des Champions dans une finale de Coupe d’Europe totalement renversante), Bruno Cheyrou et Vladimir Smicer. Le premier vient de passer une année mitigée en prêt du côté de Marseille alors que l’international tchèque est à la recherche de temps de jeu. Buteur en finale de la Ligue des Champions, « Vladi » sort pourtant de plusieurs saisons pourries par les blessures. A Bordeaux, il espère se relancer en vue de la Coupe du Monde 2006 en Allemagne.

Bordeaux prend également un fort accent sud-américain avec les arrivées d’Henrique, solide défenseur central en provenance de Flamengo, d’Alonso, Perea et Fernando Menegazzo. Bordeaux réalise également un coup médiatique avec l’arrivée de Denilson, international brésilien et vainqueur de la Coupe du Monde 2002. Le fantasque joueur auriverde arrive en prêt du Betis Séville, et espère lui aussi retrouver son lustre d’antan.

Plusieurs joueurs font le chemin en sens inverse. Meriem signe du côté de Monaco. Kapsis repart au pays de même que Riera. Cohade, Kalu Uche et Rool plient aussi bagage pour d’autres pelouses.

 

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